AccueilUS OpenStephens : "Il n'y a pas de mot"

Stephens : « Il n’y a pas de mot »

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Sloane Stephens est au septième ciel. Victorieuse de son premier titre du Grand Chelem deux mois seule­ment après avoir retrouvé la compé­ti­tion, l’Américaine vit un véri­table conte de fées. Et en confé­rence de presse, la joueuse de 24 ans a été natu­relle et rafraîchissante.

Sloane, comment vous sentez‐vous avec ce trophée dans les mains, deux mois après votre retour de blessure ?

Quand j’ai été opérée, je n’aurais jamais imaginé être capable de gagner l’US Open. Je ne pensais même pas être dans le Top 100. J’étais plus préoc­cupée par mon clas­se­ment protégé, comment l’utiliser… Bref, des choses néga­tives. Et puis j’ai su me libérer de tout ça, et tout allait mieux. J’ai commencé à jouer plus libre­ment. Il n’y a pas de mots pour décrire cela. Si vous racontez cette histoire à quelqu’un, il vous dira que c’est complè­te­ment fou !

Comme Madison, étiez‐vous nerveuse ?

Je me suis concen­trée sur moi. J’étais très nerveuse avant de rentrer sur le court et mon coach m’a dit de faire de grandes respi­ra­tions. Nerveuse ou pas, il fallait jouer ce match. J’ai juste de la chance d’avoir tenu plus long­temps qu’elle.

Est‐ce que c’était décou­ra­geant lorsque vous avez repris ?

Bien sûr… J’ai subi une opéra­tion et je ne pouvais plus marcher. Être sur une jambe, ce n’est drôle pour personne. Je suis restée posi­tive, sachant qu’un jour je rejouerai au tennis. J’avais vrai­ment hâte de reprendre.

Enfant, est‐ce que vous vous imagi­niez en tant que gagnante de Grand Chelem ?

J’ai toujours su que c’était là que je voulais être. J’ai toujours voulu gagner un Grand Chelem, c’est le rêve de chacun. Est‐ce que je l’imaginais comme ça après une telle absence ? Je ne sais pas. Je ne pensais pas que ça serait main­te­nant. J’ai travaillé dur et j’ai saisi l’occasion quand elle est arrivée.

Cela vous donne envie d’en gagner un autre ?

Bien sûr ! Vous avez vu le chèque que la femme m’a remis à la fin (rires) ? Si ça, ça ne vous donne pas envie, je ne sais pas ce qu’il vous faut (rires) !

Comment avez‐vous vécu la remise du trophée ?

Je pensais à toutes les photos des gagnantes dans le couloir. Elles ont toutes leur plus belle image. Et moi, je pensais à quoi j’allais ressem­bler avec la trans­pi­ra­tion sur mes seins (rires) !

De votre envoyé spécial à New York