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Trop dur pour Monfils

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Gaël Monfils s’est incliné en 3 sets secs face à Novak Djokovic 7/6[2] 6162 en quarts de finale de l’US Open. Le Serbe file ainsi en demi‐finale pour la 4e fois d’af­filée à Flushing Meadows. Il y retrou­vera Roger Federer ou Robin Soderling.

L’histoire s’ar­rête en quarts pour Monfils. Et la fin aura été plus brutale que prévu. Car d’énorme combat du fond de court il n’y a point eu. De fautes directes en fautes directes (87 au total), les deux hommes ont fini par se dépar­tager. Au terme de 2h17 de jeu, Novak Djokovic quitte le Stadium Arthur Ashe soulagé. Monfils s’en va lui sur un amer goût d’inachevé.

Jouer un quart de finale de Grand Chelem reste un évène­ment rare. Et Gaël Monfils n’a pas su en profiter. La faute à Djoko ? La faute aux pensées néga­tives ? La faute au vent ? Le fait est que La Monf est dans l’en­semble passé à côté de son match. D’occasions ratées en fautes non provo­quées, Gaël a tâtonné sans jamais trouver la clé. Et pour­tant ! C’est bien lui qui prend le meilleur départ. Breakant dès le 4e jeu, Monfils obtient même une balle de 5–2 double break dans la première manche. Cette chance envolée, Gaël commence à déjouer. Les frappes appuyées longues et bombées laissent place à des chops coton­neux à mi‐court. Du pain béni pour Djoko qui s’avance de 3 mètres et mitraille dans tous les coins du court. Monfils a beau courir, ses remises sont trop neutres. Et Novak ne se laisse pas duper. Le Serbe renverse la situa­tion, remonte à 5–5 et survole le tie‐break (remporté 7–2). Le combat du fond, le vrai, n’aura duré qu’une dizaine de jeux. 

Le vent tour­billonne de plus en plus et Monfils y est de moins en moins. Au lieu de frapper la balle pour lui éviter d’être déviée par les bour­rasques, Gaël la pousse, la frôle même. Et souvent, elle s’échappe des limites du court. En face, Djokovic se montre toujours aussi offensif. Pas ques­tion de se laisser frus­trer par le vent, il faut tenir le cap et gagner ce match. Et si Monfils tente de se battre, ce qu’il réalise sur le terrain n’a plus grand chose à voir avec sa tactique initiale. Le deuxième set s’en­vole, 61 Djokovic. 

La troi­sième manche n’est pas fran­che­ment diffé­rente de la seconde. Rapidement distancé, Monfils revient puis s’écroule à nouveau. Les erreurs sont trop nombreuses, les bons passages trop courts. En moins de 2h20, Djokovic élimine le dernier Tricolore du tableau de cet US Open 2010.

Perdre n’a rien d’in­fa­mant, surtout face au numéro 3 mondial. Mieux ! Perdre peut même faire progresser. Au sortir de ce match, Gaël Monfils devra analyser, s’in­ter­roger, écouter. Et comprendre ce qui n’a pas marché. Pour, la prochaine fois, s’ou­vrir peut‐être les portes du dernier carré d’un Grand Chelem.