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Tsonga : « C’est le tenni »

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Jo‐Wilfried Tsonga a été battu au deuxième tour de l’US Open par Martin Klizan, 6–4 1–6 6–1 6–3. Le Français débriefe, fata­liste et peu disert, certai­ne­ment tenaillé par la décep­tion, en confé­rence de presse.

Qu’est‐ce qui s’est passé, Jo ? Dans le deuxième set, tu étais bien…
Dans le deuxième set, j’ai bien joué. Mais ce début de deuxième manche était dange­reux pour moi, il me fallait revenir. Je ne sais pas. Aujourd’hui, je n’étais pas en bonne forme. Je n’ai pas joué un bon tennis. C’était un peu comme si je ne pouvais jamais frapper la balle assez fort pour mettre mon adver­saire hors de portée. Je ne sais pas vrai­ment pour­quoi ça s’est passé comme ça aujourd’hui. Mais, quelques fois, ça arrive avec moi. Je ne sais pas.

Juste un mauvais jour ?
Oui.

Pas de problèmes physiques ?
Non.

Comment mesures‐tu la décep­tion de cette déception ?
Je suis déçu parce que c’est un Grand Chelem et que je n’avais plus perdu aussi tôt dans un tournoi majeur depuis pas mal d’an­nées. Donc oui, je suis déçu. Mais, vous savez, c’est comme ça. C’est le tennis. Quelques fois, vous gagnez ; d’autres, vous perdez. Bien sûr, c’est toujours triste lorsque vous perdez, mais, main­te­nant, j’at­tends le prochain bon moment. Et j’ou­blierai celui‐ci, malheureux.

Vous donniez l’im­pres­sion d’avoir des problèmes avec votre bras de temps en temps ?
Non. Non. Non, pas du tout.

Comment jugez‐vous votre année en Grand Chelem ?
Je ne suis pas très satis­fait. C’est normal. J’ai perdu au deuxième tour. J’ai l’ha­bi­tude d’être en huitièmes ou en quarts de finale. Quelques fois en demies. C’est comme ça, c’est le tennis. Aujourd’hui, je n’ai pas joué mon meilleur tennis et mon adver­saire a été meilleur que moi presque tout au long du match. Voilà.

Tu es fatigué de ta saison ?
Oui, mais c’est le tennis. Je vais vous le répéter (sourire). Nous devons jouer chaque semaine. Je ne suis pas une machine. Quelques fois, je suis fatigué, d’autres fois, non. Parfois en bonne forme. Parfois non. C’est comme ça.

Quelle diffé­rence entre la majo­rité des joueurs et les trois premiers du classement ?
Une grosse diffé­rence. La diffé­rence, c’est qu’ils gagnent les tour­nois, ce que ne font pas les autres. (Sourire). Vous savez, c’est très diffi­cile d’être récom­pensé quand vous les jouez. Donc je bosse, je bosse très dur chaque semaine. Je donne beau­coup de moi‐même tous les jours. Mais je n’ai pas encore été récom­pensé. C’est pour ça que c’est difficile.

Vous pensez avoir pris assez de vacances ?
Oh, non, je n’ai pas l’im­pres­sion d’en avoir eu assez. Mais je ne suis pas Federer ou Djokovic. Je dois jouer chaque semaine si je veux conserver mon clas­se­ment et ne pas jouer ces trois gars en huitièmes. je dois jouer tous ces tournois.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.