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Un fauteuil convoité

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La dernière levée du Grand Chelem se déroulera à partir de lundi, à New York. Le titre, les records à battre ou la première place mondiale sont quelques-uns des enjeux de Flushing Meadows 2008. Décryptage avec WLT

Il n’est pas besoin d’avoir suivi le circuit masculin depuis des années pour se rendre compte des enjeux inhérents à l’US Open qui s’annonce. Quiconque a été spectateur de l’univers de la petite balle jaune ces dernières semaines connaît aujourd’hui l’importance de ce tournoi pour les principaux intéressés, et l’impatience, voire l’excitation qu’il provoque chez les observateurs.

Rafael Nadal va entamer son premier tournoi en tant que n°1 mondial, mais aussi en tant qu’ogre à abattre du circuit. C’est que le Majorquin domine largement la saison 2008 du circuit, laissant quelques miettes à ses principaux adversaires. Vainqueur des Masters Series de Monte-Carlo, d’Hambourg et de Toronto, de Roland-Garros et de Wimbledon et dernièrement des Jeux Olympiques, l’Espagnol apparaît comme l’un des favoris de l’épreuve. C’est dire à quel point il est craint sur le circuit. Si le dur n’est pas sa surface de prédilection, il vient de s’imposer à Toronto et à Pékin sur cette surface, et a réalisé des performances crédibles à l’Open d’Australie (1/2 finale), à Indian Wells (1/2 finale) et à Miami (finale). La question sera de savoir s’il sera physiquement apte à tenir tout le tournoi, lorsqu’on sait l’âpreté de cette surface, particulièrement pour lui.

Une fois de plus, son principal adversaire se nommera Roger Federer. Le Suisse reste sur quatre succès consécutifs à New York, exploit qu’il est le seul à avoir réalisé dans l’ère Open. Mais il lui reste une cinquième victoire à acquérir pour égaler le nombre de victoires de Jimmy Connors et de Pete Sampras à Flushing Meadows. Roger court également après un succès majeur en 2008, puisqu’il ne s’est imposé « que » dans deux tournois mineurs cette année, à Estoril et à Halle. En cas de victoire, le Suisse pourrait « sauver sa saison », comme il le dit depuis quelques semaines, et s’approcher du nombre de victoires en Grand Chelem de Sampras (14 pour Pete, 12 pour Roger).

Derrière les n°1 et 2 vient naturellement le n°3, Novak Djokovic. Le Serbe , finaliste à l’US Open en 2007, a dejà montré son talent et sa capacité à s’imposer dans une levée de Grand Chelem. C’était en début d’année à l’Open d’Australie. Il a également remporté deux Masters Series en 2007 (Miami, Canada) et deux en 2008 (Indian Wells, Rome), et semble capable, s’il est prêt physiquement, à s’imposer comme un outsider plus que solide. Djokovic voudra sans doute confirmer également sa médaille de bronze obtenue à Pékin, et s’imposer comme une alternative solide à Rafael Nadal et Roger Federer. Il est, paraît-il, le meilleur joueur du monde sur dur. Reste maintenant à concrétiser cette réputation au niveau de son palmarès.

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