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Un Roddick atomique ?

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Andy Roddick affronte Bernard Tomic au deuxième tour de l’US Open. Une confrontation dangereuse pour l’ex-numéro un mondial, qui pourrait bien être mis, dès ce soir, à la retraite…

Une première qui pourrait être une dernière. Oui, car Andy Roddick a annoncé, hier, que l’US Open serait le dernier tournoi de sa carrière professionnelle. Ce soir, il joue contre Bernard Tomic. Un adversaire qu’il n’a encore jamais défié. Un adversaire éminemment dangereux, qui a, dans sa raquette, la possibilité de le mettre à la retraite. Et d’entrer dans l’histoire de la décennie écoulée, aux côtés de Benjamin Becker, dernier bourreau d’Andre Agassi, de Juan Martin Del Potro, dernier de Marat Safin – mais il n’a pas besoin de ça -, ou de Paul-Henri Mathieu, pour Gustavo Kuerten.

Un duel de générations entre le trentenaire passé d’un jour et le fou du volant australien, 19 ans seulement. Un passage de témoin, peut-être, puisque beaucoup prédisent un bel avenir à ce dernier garçon, dont l’idole n’est rien moins que Pete Sampras, et qui a déjà soulevé un trophée à Flushing Meadows… Celui de l’US Open Junior, en 2009. Comme Andy, neuf ans plus tôt. Bernie, 43ème joueur mondial, a déjà fait étalage d’un certain nombre de ses qualités, avec, en prime, un quart de finale à Wimbledon en 2011. Et des victoires sur Mardy Fish et Robin Söderling, ses deux seules contre des joueurs du top 10.

Si Andy Roddick n’est, lui, plus top 10 depuis un an, il reste l’un des joueurs les plus expérimentés du circuit. Un bagarreur, qui sera soutenu par un public en feu. Un bonhomme encore titré à Atlanta et à Eastbourne, cette année. Qui a 822 matches sur le circuit ATP dans les pattes, 173 en Grand Chelem, 52 finales, dont 32 remportées. Ca vous pose un obstacle. Face à la jeunesse que Tomic représente, Andy aura à coeur de faire durer le plaisir. Le sien, mais surtout le nôtre. A la Rédaction, on n’est pas pressés de le voir raccrocher ses raquettes. Alors on croise les doigts – et tant pis pour la partialité…

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