AccueilUS OpenUn toit oui, mais où est l'équité ?

Un toit oui, mais où est l’équité ?

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Depuis plusieurs années, les quatre tour­nois du Grand Chelem se livrent une course à l’armement avec des instal­la­tions toujours plus perfor­mantes et des stades avec des toits. L’US Open en compte deux : le stadium Arthur Ashe et le court Louis Armstrong. L’Open d’Australie en possède trois, Wimbledon en a deux et Roland‐Garros en aura un l’année prochaine. Si le toit permet une conti­nuité du jeu pour les télé­vi­sions, il n’assure en aucun cas une équité spor­tive. Ce mercredi, Novak Djokovic et Roger Federer ont pu jouer à l’abri sur le stadium Arthur Ashe pendant que leurs futurs adver­saires patien­taient, espé­rant que la pluie allait s’arrêter. Ils joue­ront leur rencontre ce jeudi avant de retrouver le Suisse et le Serbe dès vendredi. Le Suisse a abordé le sujet en confé­rence de presse sans vrai­ment se mouiller : « Ça m’aide, mais ça n’aide pas les autres gars. Je suis au courant de ça. Le toit est bon pour les médias, la télé­vi­sion, au moins vous avez quelque chose à faire. Pour les fans aussi qui ont payé un prix fort pour venir, ils ont donc la chance de voir du tennis. Je pense que c’est bien. Pour nous les joueurs, c’est bien pour quelques joueurs, pas pour tous. Le toit est surtout impor­tant pour les demies ou les finales. Un jour comme aujourd’hui (lire ce mercredi), ils vont forcé­ment prendre du retard, les matchs vont être annulés et les autres joueurs vont jouer plusieurs jours de suite. » On en vien­drait presque à regretter les jour­nées de pluie où tout le monde est logé à la même enseigne…