Elle a frappé un grand coup, hier : devant son public, dans un tournoi qu’elle a remporté deux fois, l’US Open, Venus Williams a écrasé la 14ème joueuse mondiale, Kirsten Flipkens, au premier tour, 6–1 6–2. Une superbe victoire qui ne doit rien au hasard. Mais beaucoup au travail. Car l’Américaine est une bosseuse. A 33 ans, elle a su se battre toute l’année avec des blessures et des mauvais résultats pour tenter de retrouver un niveau conforme à ses attentes. Aujourd’hui 60ème joueuse mondiale, elle s’offre un petit bol d’air à New York. En conférence de presse, Venus parle de ses difficultés. Et se souvient de son dernier match face à Flipkens… C’était à Toronto, il y a trois semaines. Elle s’était incliné 0–6 6–4 6–2. Enfin, l’aînée des soeurs Williams rend un vibrant hommage à James Blake, futur néo‐retraité.
Son année difficile
« Moi, je reste toujours positive, parce que je sais que je peux jouer un super tennis. Quelques fois, il vous faut traverser des périodes bien plus dures que ce que vous voudriez traverser. Parfois, il vous fait perdre pour vous relancer. Quand j’ai eu des défaites, ça m’a toujours beaucoup motivée pour travailler encore plus dur et tenter de faire mieux. J’ai réalisé, dernièrement, que je n’avais pas vraiment eu la possibilité de jouer correctement cette année, que je n’avais pas eu la chance de jouer en étant en pleine forme. Comme j’ai été blessée, je sais qu’il me faut travailler encore plus dur que beaucoup de joueuses. Je le sais et je sais que je peux le faire. »
Son match contre Flipkens
« A Toronto, j’avais commencé la rencontre sur les chapeaux de roue, mais ça ne s’était pas terminé comme je l’aurais voulu… Mais, aujourd’hui, mon service était bien meilleur. Il y a trois semaines, je ne m’étais pas très bien sentie sur mon engagement. Honnêtement, je pense que ça a fait une énorme différence. Je pense que j’ai dû tourner à 40% de premières balles durant tout l’été, donc c’était vraiment compliqué. Mais, du coup, j’ai travaillé. Et je ne pouvais que m’améliorer ! Dans le deuxième set, aujourd’hui (hier), j’ai bien géré, d’autant qu’elle a joué quelques bons coups que je pensais gagner. »
Son hommage à James Blake
« Evidemment, l’US Open était un tournoi spécial pour lui. Je comprends qu’il veuille terminer sa carrière ici. Je pense qu’il a encore beaucoup de beau tennis en lui, mais il a décidé qu’il était temps d’arrêter. Il a une famille, maintenant, et c’est une vraie priorité pour lui. Il est prêt. Tout ce qu’on peut faire, c’est lui apporter notre soutien. J’espère qu’il pourra continuer à aider le tennis en‐dehors des courts, d’une autre manière. Ce que j’admire énormément chez lui, c’est la manière dont il donne, dont il se donne aux autres. Il a toujours utilisé sa célébrité et sa carrière de joueur pour donner aux gens, pour aider, par exemple, la lutte contre le cancer. Et puis, j’admire aussi la folie qu’il apportait au jeu. A mon avis, il a incité pas mal de gens à jouer au tennis. C’est toujours formidable et triste en même temps de perdre quelqu’un qui a aidé à faire grandir ce sport. »
La raquette de Victoria Azarenka, ici !
Publié le mardi 27 août 2013 à 12:45



