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« Pas la guerre »… par Benda

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WLT sélec­tionne ses meilleurs commen­taires dans la rubrique « Vous avez la parole ». A propos du sujet Marion Bartoli – par Benda, tel quel. Un excellent post.

Marion Bartoli, bientôt une nouvelle vie ? : Le mardi 22 mai 2012 à 19:54, par Benda

« Pourquoi, dès qu’on parle de Bartoli, se sent‐on obligé de parti­ciper d’une certaine façon à cet espèce de climat « para­noïaque », ou pour parler plus simple­ment, à ce rapport de forces entre les Bartoli et le reste des spécia­listes. Pourquoi ?

Le tennis, ce n’est pas la guerre. Ce n’est pas les gentils contre les méchants, les blancs contre les noirs, la lumière contre les ténèbres, Cosette contre les nantis, les Bartoli qui savent contre les spécia­listes faux‐culs qui se sont trompés.

Que Walter soit un très grand entraî­neur, peut‐être le plus intel­li­gent de tous, qu’il ait su tirer le maximum de sa fille qui avait natu­rel­le­ment un physique plutôt indi­gent, en tout cas pas excep­tionnel, c’est tout à fait possible. Que Marion Bartoli ait des qualités de combat­tante et une rage de gagner hors normes, c’est certain.

Mais de là à faire sienne la thèse barto­lienne d’une fille qui s’est construite contre les spécia­listes hypo­crites et sans mémoire, je trouve ça un peu rapide et schématique.

Que les spécia­listes de la Fédération, pour parler clair, aient accueilli à bras ouverts ce couple un peu déton­nant, certai­ne­ment pas. Il faut dire aussi, que dans sa jeunesse, Marion Bartoli n’avait pas véri­ta­ble­ment fait montre de qualités physiques ou tennis­tiques qui permet­taient raison­na­ble­ment de penser qu’elle puisse figurer parmi l’élite mondiale. C’était une erreur, assurément. 

Mais les spécia­listes qui ont retourné leur veste, si j’ai bien compris, n’avaient pas non plus fait preuve d’un ostra­cisme humi­liant. Autant qu’il m’en souvienne, Marion Bartoli avait parti­cipé assez jeune à la Fed Cup en double, sans avoir d’ailleurs ni parti­cu­liè­re­ment brillé ni démérité.

Que les Bartoli, car c’est un couple dont on parle, tirent une moti­va­tion supplé­men­taire, une rage addi­tion­nelle de gagner et de prouver au monde qu’ils avaient raison dans cette oppo­si­tion au système, est une hypo­thèse qui ne me parait plus que vraisemblable. 

Ce n’est pas pour autant une raison suffi­sante pour parti­ciper, par cette remarque, à ce climat conflic­tuel et assez délé­tère entre la combat­tante Marion Bartoli et les dits spécia­listes à la mémoire courte et à l’opi­nion changeante. »

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