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Comment ça va marcher ?

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Le padel est intégré à la Fédération fran­çaise de tennis depuis 2014. Il était logique de s’in­té­resser au rôle de la FFT dans ce dossier spécial et de connaître les axes de développement.

Le rôle de la Fédération fran­çaise de tennis…

Depuis 2014, le padel a été intégré au sein de la Fédération Française de Tennis. Une révo­lu­tion. Après deux ans de gestion, tout n’est pas encore parfait. La FFT a pour but de déve­lopper la pratique mais égale­ment d’organiser la compé­ti­tion avec notam­ment les cham­pion­nats de France. Jérémy Scatena, double cham­pion de France en titre avec Robin Haziza, met en avant cette fusion. « Pendant 7–8 ans, le padel s’est déve­loppé de manière origi­nale. Depuis la reprise par la Fédération Française de Tennis la situa­tion a vrai­ment changé. Cela a permis de donner une visi­bi­lité impor­tante et les gens ont su que le padel exis­tait. » Audrey Casanova, égale­ment double cham­pionne de France en titre avec Laura Clergue, partage cet avis. « La FFT a permis de struc­turer et de légi­timer les résul­tats avec des compé­ti­tions officielles. »

Priorité à la formation…

Reste que le chan­tier est impor­tant. Le prin­cipal défi réside dans la forma­tion. Aujourd’hui, pour ensei­gner il est obli­ga­toire d’avoir un DE tennis. La Direction tech­nique natio­nale (DTN) travaille à la mise en place d’un CQP orienté padel qui sera acces­sible par la forma­tion ou la vali­da­tion d’acquis de l’expérience (VAE). « Ce qui est essen­tiel aujourd’hui c’est la forma­tion des ensei­gnants car neuf fois sur dix ce sont des joueurs de tennis qui se sont mis au padel, souligne Laurent Bensadoun, vice cham­pion de France 2016 avec Maxime Moreau. Un DE tennis présente l’avantage d’avoir des capa­cités sur la psycho­logie et la péda­gogie. Mais la stra­tégie de jeu est tota­le­ment diffé­rente ! Des forma­tions doivent être mises en place. Pourquoi ne pas mettre en place des parte­na­riats avec l’Espagne, le pays roi, pour former nos enseignants ? »

Audrey Casanova va dans le même sens : « Ce serait bien que l’on puisse permettre aux jeunes de commencer direc­te­ment avec le padel afin qu’ils obtiennent une réelle culture du padel. » Si la forma­tion constitue un pilier essen­tiel du déve­lop­pe­ment de la pratique, la FFT doit aussi permettre aux clubs de se doter d’infrastructures pour répondre à la demande. Si aucune aide fédé­rale n’est encore accordée, les lignes pour­raient bouger dans les mois à venir. Afin de permettre une meilleure visi­bi­lité de la pratique, la FFT envi­sage d’apporter une modi­fi­ca­tion sur la licence où le joueur pourra préciser s’il joue au tennis, au padel et/ou au beach tennis. Une amélio­ra­tion qui pour­rait voir le jour à l’horizon 2018. À l’image de ce qu’elle réalise pour la petite balle jaune, la FFT doit mettre en place une véri­table stra­tégie de commu­ni­ca­tion. Sa force de frappe est énorme. Alors pour­quoi s’en priver.

Dossier padel :

L’exemple de l’Espagne, excep­tion ou modèle absolu ?

Pourquoi ça doit marcher ?

Pourquoi ça va marcher ?

10 ques­tions pour comprendre le padel

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