Accueil We Love Tennis Mag

Corentin Denolly : « Dès que c’est un peu vallonné, je me régale ! » 

989

Pour mieux comprendre en quoi le running peut être un complé­ment à l’en­traî­ne­ment d’un futur cham­pion, nous sommes allés à la rencontre de Corentin Denolly, espoir du tennis trico­lore, qui affec­tionne ce type d’exer­cice physique. Un entre­tien à retrouver dans le numéro 49 de notre maga­zine GrandChelem.

Ressens‐tu du plaisir à courir ou est‐ce, pour toi, une contrainte, un passage obligé dans ta vie de joueur de tennis professionnel ?

C’est avant tout un plaisir, bien que cela dépende des condi­tions. Une chose est sûre, cela me permet de garder la forme quand je ne suis pas en période d’en­traî­ne­ment. Ou d’ap­puyer sur certains points quand je travaille des choses précises dans ma condi­tion physique.

Tu as toujours eu ce goût pour la course ?

Honnêtement, non (rires) ! Quand j’étais petit, cela m’embêtait plus qu’autre chose. Je préfé­rais le vélo, je trou­vais qu’on avait plus de sensa­tions. Mais, main­te­nant, courir est un plaisir. On s’éclate, on voit de beaux paysages et on peut aller dans des endroits inac­ces­sibles, qu’on ne peut atteindre qu’à pied. 

Cela a une influence sur ton jeu ?

Oui et non. Si je fais une bonne séance de course et que je récu­père bien, je sais que je serai opéra­tionnel sur le court. Mon style de jeu fait aussi que je ne mise pas unique­ment sur mon physique, même si je me suis toujours très bien tenu à ce niveau‐là. Je ne dirais pas que la VMA est quelque chose d’inné chez moi, mais je l’ai toujours eue, quelque part.

Tu parlais d’en­traî­ne­ment tout à l’heure… Te fixes‐tu des objec­tifs précis en termes de temps ou de distance ?

Pas vrai­ment. Je ne me dis jamais : « Aujourd’hui, tu fais 10 kilo­mètres en un minimum de temps. » Cependant, j’ai toujours aimé les maths, donc j’ai besoin d’un petit repère chiffré. Donc, un jour où je sens que j’ai les jambes, j’es­saie d’ap­puyer et je jette un œil sur le chrono à la fin. Il n’y a que quand je fais de la piste que j’ai des objec­tifs bien précis.

Justement, la piste, tu dois y passer pas mal de temps durant tes périodes de foncier…

Cela dépend des mois. Quand je travaille le foncier, oui, j’ai tendance à allonger les séries, à faire des 1000 mètres, des 2000 mètres… Puis, plus la prépa­ra­tion s’ac­cé­lère, plus je réduis les distances pour inten­si­fier. Là, je bascule sur des séries de 200, par exemple.

Tu as un endroit fétiche où tu prends plus ton pied qu’ailleurs ?

Dans mon coin, près de chez moi. J’ai mon circuit habi­tuel, qui est rela­ti­ve­ment vallonné, donc c’est sympa ! Il y a un peu de goudron pour rejoindre les chemins – c’est la partie moins fun. Mais, une fois que je suis sur le plateau, c’est bon. C’est mon fief pour courir (rires) !

Tu préfères courir seul ou à deux ?

C’est variable, les deux me conviennent. Quand je cours seul, je tiens mon propre rythme, je fais comme je l’en­tend. Mais, à deux, il y a aussi du bon : tu peux parler, tu te motives…

Plutôt Gebreselassie ou Jornet ?

(Rires) Un mix des deux ! Je m’adapte en fonc­tion du circuit. Du plat pendant une heure, je ne trouve pas amusant. Dès que c’est un peu vallonné, je me régale ! Récemment je suis parti en vacances aux Deux Alpes et, évidem­ment, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller courir. Un bonheur ! Clairement, je me situe entre les deux, même si la pratique de Jornet est… extrême (rires).

GrandChelem n°49 en télé­char­ge­ment gratuit

Retrouvez gratui­te­ment et en inté­gra­lité le numéro 49 « L’extra‐terrestre » de notre maga­zine GrandChelem… Bonne lecture !

A propos de l’auteur

Clement Gielly

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.