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Un dossier sinon rien !

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Parmi les grandes lignes à l’ori­gine de GrandChelem, il y avait un vœu – mieux, une promesse : celle de ne pas se centrer conti­nuel­le­ment sur les stars et le haut‐niveau, mais de s’in­té­resser de près à la pratique. Donner des clefs pour les passionnés, les éduca­teurs, les DE qui, tous les jours, sur les courts, partagent leur savoir‐faire. Bien sûr, nous ne pouvions pas éviter les grandes tendances ou les événe­ments majeurs liés à l’ac­tua­lité. Voici, en huit extraits, le résumé de quelques‐unes des inves­ti­ga­tions menées par la Rédaction, avec toujours la même envie de trouver les bons témoins, les inter­lo­cu­teurs de référence.

GrandChelem n°6, décembre 2007

Né pour gagner

A l’oc­ca­sion de la sortie du premier livre de Patrick Mouratoglou, « Éduquer pour gagner », nous sommes partis à la recherche de la recette pour devenir un cham­pion. Outre Patrick Mouratoglou, Patrice Dominguez, Patrick Labazuy, Alain Solves, Scott Silva (le papa du petit Jan Silva) et Marie‐Claire Noah nous ont confié leurs avis et leurs petits secrets. Ce qui ressort des diffé­rents témoi­gnages est fina­le­ment résumé par les mots de celui qui est, aujourd’hui, le coach de Serena Williams : « Je ne crois pas du tout à cette histoire de la prédis­po­si­tion. Je sais qu’on est tous diffé­rents à la nais­sance. Je sais que certains peuvent avoir plus de talent pour ceci ou cela. Mais ce n’est pas ce qui fait la diffé­rence. Ce n’est pas le talent qui est impor­tant ; c’est l’édu­ca­tion qui déve­loppe les atti­tudes pour gagner. »

GrandChelem n°11, mars‐avril 2009

Nadal est un martien

Ce numéro est spécial, son dossier aussi, puisque Gianni Ciaccia, notre photo­graphe, est le seul à avoir capté une scène incroyable, qui résume le phéno­mène Rafael Nadal. A Melbourne, lors d’un chan­ge­ment de côté à la fin du quatrième set de sa demi‐finale face à Fernando Verdasco, où il est mal embarqué, l’Espagnol saisit un akène de pissenlit. Il le serre dans sa main et fait un vœu. La scène, qu’im­mor­ta­lise Gianni, va faire le tour du monde et nous amènera, dans ce numéro 11, à réflé­chir sur les croyances de ce héros hispa­nique. C’est Amélie Mauresmo, notre marraine, qui nous livre l’ana­lyse la plus perti­nente : « Je trouve qu’il est super bien éduqué. Je ne pense pas que ce soit une star, au sens puant du terme. J’ai l’im­pres­sion que c’est un gars qui a les pieds sur terre, qui est dans des valeurs de travail, dans des valeurs fami­liales, d’abnégation. »

GrandChelem n°17, mars‐avril 2010

Esprit d’équipe, es‐tu là ?

Au moment de notre bouclage, en mars, nous ne savons pas comment va se finir cette campagne de Coupe Davis. L’équipe de France des nouveaux Mousquetaires démarre son appren­tis­sage. Nous déci­dons d’aller à la rencontre de deux talents qui ont soulevé le fameux Saladier d’argent : le génial Henri Leconte de 1991 et, bien sûr, le stra­to­sphé­rique Nicolas Escudé de 2001. Le diag­nostic est toujours le même et reste d’ac­tua­lité, vu ce qui s’est passé et dit depuis la tragédie franco‐suisse de Lille. Avec une anec­dote de Nicolas Escudé, au sujet du fameux double entre Cédric Pioline et Fabrice Santoro, qui résume bien le chemin que doit encore parcourir la bande à Tsonga si elle veut l’emporter : « En 2001, on sentait qu’il allait se passer quelque chose. J’avais vécu la finale, à Nice, en 1999, et ce n’était pas la même ambiance. Là, il y avait un esprit de corps, surtout dans la prépa­ra­tion. Et Cédric Pioline et Fabrice Santoro ont été happés par notre géné­ra­tion, ils ont oublié leurs soucis et se sont fondus dans notre moule, notre joie. Au final, ils ont fait un double magnifique. »

GrandChelem n°21, janvier‐février 2011

Où sont les femmes ?

Lorsqu’on fait défiler les 49 Unes de GrandChelem, on constate que la parité hommes‐femmes est loin d’être respectée. Pour ce numéro 21, nous voulions donc réta­blir un certain équi­libre, avec plus de huit pages sur le tennis des dames. Logiquement, nous reve­nons sur la fameuse géné­ra­tion 79, celle d’Émilie Loit, d’Amélie Mauresmo, de Nathalie Dechy et Anne‐Gaëlle Sidot. Le constat est clair : il y a un trou de géné­ra­tion, un trou que l’on subit encore aujourd’hui au plus haut‐niveau. Un trou lié à plusieurs facteurs et, notam­ment, celui d’une baisse de la pratique en bas de la pyra­mide. A ce sujet, Nathalie Dechy, aujourd’hui direc­trice du tournoi de Biarritz, n’avait pas mâché ses mots : « Pour devenir cham­pionne, il faut aimer la compé­ti­tion. Il faut aussi se confronter à la diffi­culté. Tu ne deviens pas une cham­pionne en restant dans du coton ou du velours. C’est pour­quoi se mesurer aux garçons n’est pas un si gros problème que ça. Moi, j’y prenais du plaisir. Aujourd’hui, le souci de la mixité est mis en avant, car il y a un souci de masse et de pratique. Mais c’est un faux problème. »

GrandChelem n°30, septembre‐octobre 2012

Dans l’œil du cyclone

Quelques fois, il faut savoir sortir des sentiers battus et exposer des problé­ma­tiques complexes. L’œil joue un rôle fonda­mental au tennis, c’est un organe essen­tiel. Pour ce numéro 30, nous sommes allés à la rencontre d’un passionné, Jean‐Philippe Lachaux, qui est aussi un cher­cheur de l’INSERM. Son analyse, confrontée à celles de certains coachs, comme Sam Sumyk, Olivier Malaval et Rodolphe Gilbert, ou encore de spor­tifs de haut‐niveau, comme Brice Guyard, double cham­pion olym­pique d’es­crime, confirme qu’il existe, dans ce domaine, des pistes pour être plus perfor­mant. Les expli­ca­tions de ce témoin de choix : « Notre œil ne peut pas suivre la balle tout le temps, il n’est pas assez rapide pour ça. On peut pour­suivre un objet en mouve­ment de façon continue, mais à une vitesse légè­re­ment infé­rieure à celle d’une balle de tennis. On est donc obligés de faire des saccades, de ne regarder la balle qu’à certains moments seule­ment. On la perd des yeux, on la reprend, on la perd à nouveau. L’enjeu est simple : il suffit de savoir quand il faut regarder. Et, ça, je ne sais pas si c’est vrai­ment appris, si l’on enseigne à quels moments il faut regarder la balle. »

GrandChelem n°41, juillet‐août 2014

Gazon maudit, gazon béni

Depuis que nous avions décidé de sortir un numéro durant l’été afin de couvrir l’ac­tua­lité post‐Wimbledon, le sujet du gazon nous trot­tait dans la tête. C’est l’idée un peu folle d’aller décou­vrir un court en herbe au fin fond de l’Ukraine qui nous a décidés à rendre hommage à une surface ances­trale du tennis. Avec, en grand témoin, Arnaud Clément, qui passa tout près d’une demi‐finale londo­nienne en 2008 : « Le gazon a repris sa véri­table place, d’au­tant qu’il y a une unifor­mi­sa­tion des surfaces. Avant, il y avait de la moquette, du tara­flex, du bois… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Or, cela crée, selon moi, des joueurs‐type qui se ressemblent trop. Le gazon change la donne, car il faut savoir s’adapter, modi­fier son jeu, son approche, sa tactique. C’est pour cela que cette surface est essen­tielle et qu’elle fait partie de l’his­toire de ce sport. »

GrandChelem n°44, janvier‐février 2015

Où va le tennis en France ?

Cette fois, on oublie vrai­ment les stars pour aller sur le terrain, partout où le tennis vit. Et on essaie, surtout, de dresser un bilan sans se voiler la face. Le résultat : un état général complet et un numéro que beau­coup de diri­geants conservent précieu­se­ment. Idées de réformes, constats parfois très durs… Nos experts, tous fous de tennis, se lâchent et ne déses­pèrent pas d’un rebond, car le tennis reste un sport magni­fique. Encore faut‐il le repenser et ne pas s’ap­puyer sur des idées passéistes, comme le résume très bien Olivier Letort, cher­cheur et ensei­gnant, à la méthode basée sur le plaisir : « Je ne suis pas sûr que les gens aiment moins le tennis aujourd’hui, mais ils l’aiment diffé­rem­ment. Quand toutes les condi­tions sont réunies, ils appré­cient toujours autant ce sport très ludique. Le problème, à l’heure actuelle, c’est juste­ment de réunir ces condi­tions. Pour moi, il y en a trois qui sont essen­tielles. L’accès à la pratique pour les non‐licenciés et les non‐adhérents devrait être plus opti­misé et plus facile. La possi­bi­lité de trouver un parte­naire devrait, elle aussi, être faci­litée. Enfin, on constate que trouver un créneau pour jouer est parfois devenu un vrai casse‐tête dans les heures dites « de pointe », car les clubs privi­lé­gient les entraî­ne­ments, les cours enca­drés, etc. »

GrandChelem n°47, juillet‐août 2015

Chip and charge : le zeste technique

Nous avons rare­ment abordé des sujets 100% tech­niques dans GrandChelem ; c’est le cas pour ce numéro 47, avec un dossier « chip and charge ». Aucun spécia­liste n’a été oublié, avec un casting merveilleux : Fabrice Santoro, Nathalie Tauziat et Mats Wilander. C’est le Suédois, d’ailleurs, qui nous a livré la sentence la plus mémo­rable : « Le slice, c’est juste un coup qu’il faut apprendre ou améliorer. Si l’on veut progresser, il peut devenir essen­tiel. Le slice, c’est avant tout de l’équi­libre et du toucher, de la finesse. Et, malgré toutes les évolu­tions, le tennis est un sport de toucher, pas unique­ment de puis­sance. Le slice apporte une autre façon de sentir la balle, de la maîtriser. Il apprend tout simple­ment à avoir une bonne main. »

GrandChelem n°50, le numéro anni­ver­saire en télé­char­ge­ment gratuit

Retrouvez gratui­te­ment et en inté­gra­lité le numéro 50 « Dix ans de passion », le numéro anni­ver­saire de notre maga­zine GrandChelem… Bonne lecture !

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.