Rafael Nadal est revenu, en conférence de presse, sur différents sujets qui nous inquiètent tout particulièrement : sa blessure au pied gauche, compromettant peut‐être la suite de son tournoi, son quart à venir, son forfait en Coupe Davis… Il ne manque pas moins de rendre hommage à son adversaire malheureux, Juan Martin Del Potro. Et met, au passage, un vrai coup de bâton à l’ITF. Un Nadal offensif, en somme.
Sa blessure
« Sur le point, à 6–5 égalité, qui m’a donné la balle de set, ça a été terrible. J’ai demandé une intervention médicale dès la fin du jeu. A ce moment précis, je ne savais pas si j’aurais une chance de continuer à jouer. J’ai cru que je devrais abandonner. J’ai senti quelque chose d’étrange et de violent dans mon pied. Je ne connais pas la nature du problème pour le moment, mais j’ai l’impression que ça pourrait être au niveau de l’os, dans le pied. Le strap’ qu’on m’a mis a probablement changé la position du pied et ses points de contact, c’est ce qui m’a permis de continuer avec un peu moins de douleurs. Je suis inquiet, évidemment. Je vais passer une IRM, on verra ce qui en ressortira. Je ne peux pas prédire le futur. »
Son match contre Del Potro
« Je suis néanmoins très heureux de passer au tour suivant, d’avoir gagné contre l’un des meilleurs joueurs du monde. C’était un match fantastique. On a eu joué un excellent niveau de tennis ce soir (hier). Il est jeune et il a un potentiel incroyable. Avec son service, il est extrêmement compétitif sur ce type de courts. Et il sera, sans aucun doute, l’un des favoris pour gagner ici dans le futur. Pourquoi pas ? Il a vraiment un bon service, de super couts en fond de court et sa volée n’est pas mauvaise. »
Son quart de finale contre Mardy Fish
« Mardy Fish joue vraiment à un très, très haut niveau. C’est un joueur extrêmement dangereux. Je devrai être à 100%. Sinon, la victoire sera impossible. Donc je dois absolument récupérer. »
L’ITF et le calendrier
« L’ITF ne veut rien changer, ni au calendrier, ni à la formule de la Coupe Davis. Ce n’est pas une bonne chose car souvent les meilleurs ne participent plus. A l’ITF, ils devraient voir ce qui se passe. Mais ils ne réfléchissent pas et se contentent d’empocher l’argent. C’est difficile pour moi de ne pas défendre les couleurs de mon pays. Mais je ne peux pas être partout et au top chaque semaine. Mon corps a besoin de repos. Là j’ai mal au pied, il y a quelques jours c’était le genou, c’est trop ! Ce n’est plus possible, je n’ai plus 18 ans. Mais l’ITF s’en moque. Elle ne nous aide vraiment pas. »
Publié le mardi 28 juin 2011 à 11:26



