Déjà battu en huitièmes de finale l’an passé par Yen‐Hsun Lu, Andy Roddick a réussi à faire pire cette année en quittant le tournoi dès le 3e tour. Feliciano Lopez, son vainqueur du jour, l’emporte en trois sets, 7–6[2] 7–6[2] 6–4.
On avait en mémoire le Roddick frétillant sur herbe, celui des années 2003, 2004, 2005 et même 2009, celui qui se frayait un chemin dans le dernier carré, ravissant le public british de son jeu punché. Ce Roddick‐là n’est plus. Depuis deux ans, l’Américain quitte Wimbledon avant même les quarts de finale. Après Lu l’an passé, c’est Feliciano Lopez qui s’est chargé de briser les ambitions américaines, toujours élevées à Wimbledon. « Je me sens encore capable d’une demi‐finale ici. Oui, je suis prétendant au dernier carré » disait encore Andy cette semaine.
Mais le terrain, ce terrible révélateur, a prouvé le contraire. Trop faible techniquement – on parle du revers – trop négligeant sur ses montées, l’Américain s’est tout simplement fait planter par un Lopez plutôt inspiré. Offensif, l’Espagnol a fait son match, servant bien, montant proprement pour finir ses points. Ce succès en trois manches est finalement logique eu égard à la physionomie de ce match.
En huitièmes de finale, Feliciano Lopez sera opposé au vainqueur du match Monfils – Kubot. Attention, l’Espagnol a les moyens d’aller loin !
Publié le vendredi 24 juin 2011 à 16:35



