Wimbledon
Djokovic : "Il n'y a aucune raison pour que vous m'attaquiez"



Après sa victoire aisée face à Denis Kudla au deuxième tour de Wimbledon (6-3, 6-2, 6-2), Novak Djokovic a vécu un moment particulier en conférence de presse où il a été questionné sur son soutien au controversé Justin Gimelstob. Le Serbe s’est plutôt retrouvé coincé. Explications.

La polémique Justin Gimelstob est loin d’être terminée. Alors qu’il a apporté son soutien dans les colonnes du média serbe Sport Klub où il évoque "une campagne contre lui et qu’il a été traité injustement", Novak Djokovic n’a pas échappé aux questions sur le sujet en conférence de presse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Serbe a été cuisiné sur le sujet par un journaliste. Rappel des faits. Justin Gimelstob a démissionné de son poste au board des directeurs de l’ATP en mai dernier. L’Américain, ancien 63e joueur mondial, a été condamné à trois ans de mise à l’épreuve à la suite d’une agression violente sur un ex-ami lors de la soirée d’Halloween en 2018. L’épouse de la victime ainsi que la petite fille de 2 ans, présentes sur les lieux de l’agression, ont été particulièrement choquées. Enceinte d’un deuxième enfant, l’épouse a ensuite fait une fausse couche. Au tribunal, elle avait expliqué que sa grossesse se passait bien jusqu’à cette agression.

Djokovic : "Si Justin est reconnu coupable, il est évident que je ne pourrai pas le soutenir pour faire partie de notre sport."



Lors de cette conférence de presse, Novak Djokovic a été interrogé par un journaliste pour savoir s’il avait lu le rapport et notamment les déclarations de l’épouse. "Je vais le lire, je ne l’ai pas lu, a reconnu le Serbe. J’ai parlé avec Justin. Il m’a expliqué qu’il suivait toujours la procédure judiciaire. Je ne connais que sa version des faits. Comme je l’ai déjà dit, nous avons une bonne relation avec Justin. Il est éloigné de notre sport actuellement pour cette raison. Je pense qu’il a besoin de temps pour traiter ce sérieux problème. Nous, les joueurs, nous ne pouvons pas avoir une telle situation. Il comprend que si à la fin du processus il est reconnu coupable, il est évident que je ne pourrai pas le soutenir pour faire partie de notre sport."

Djokovic : "Vous n’avez aucune raison de me parler ainsi parce que j’ai l’impression que vous m’accusez."



L’échange se poursuit entre le journaliste et Novak Djokovic et le numéro 1 mondial se sent pris pour cible : "Il n’y a aucune raison pour que vous m’attaquiez (…) Je ne pense pas que ce soit nécessaire de me pointer du doigt quelque chose qu’il a ou qu’il n’a pas fait. Je vous ai dit que je vais lire le rapport et qu’ensuite on pourra en discuter. C’est tout. Vous n’avez aucune raison de me parler ainsi parce que j’ai l’impression que vous m’accusez pour une quelconque raison de ce qu’il a fait ou de le soutenir. Je l’ai déjà dit, j’ai une bonne relation avec lui. Je ne vais pas mentir à ce sujet. Maintenant, s’il est coupable d’avoir commis un crime comme vous l’avez dit, cela changera la donne pour son rôle dans le futur de notre sport. S’il n’est pas coupable, je dis simplement qu’il est un atout considérable pour notre sport et nous les joueurs. Il l’a toujours été. Il représente les joueurs très fortement depuis dix ans." Cette conférence de presse illustre bien le malaise qui règne actuellement dans les coulisses du circuit masculin. Et le cas de Justin Gimelstob semble bien être une épine dans le pied de Novak Djokovic.

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