Wimbledon
Federer ou la malédiction des tie-breaks



Comme il l'a bien expliqué lors de sa conférence de presse, le tie-break est un moment à part dans un match de tennis. Lors de cette finale, l'on peut affirmer aisément que le Suisse n'a pas su gérer ce temps fort alors qu'en face Novak Djokovic semblait être armé pour affronter ce "money time". Mieux, le Serbe a clairement expliqué qu'il l'avait attendu lors de la dernière manche. Dans les colonnes de l'Equipe ce matin, Marc Rosset était aussi surpris que d'autres spécialistes de la faillite de Federer dans ce secteur: "Il a été peut-être un peu plus nerveux que son adversaire. Dans le premier, il mène 5 points à 3, et tout à coup tu sens qu'avec les jambes, il bouge un peu moins, il rate, deux, puis trois coups".
Une analyse que Roger refuse d'approfondir: "Un tie-break, c'est différent. Le momentum ne se développe pas de la même manière que dans les jeux de service. Est-ce que j’ai été trop passif, trop agressif ? En fait, je ne m’en souviens plus. Et je n’ai même pas envie de me poser la question." Voila qui est clair, mais ce qui est paradoxal, c'est qu'avant cette finale, le Suisse était vraiment efficace dans ce domaine comme l'a confirmé le remarquable compte twitter: Jeu, sets et maths.