Wimbledon
Federer, vert de joie !

Roger Federer est de retour en demi-finale à Wimbledon ! Le Suisse, malgré un début de match parfait de Stan Wawrinka, a su faire le dos rond pour prendre petit à petit l'avantage et s'imposer 3-6 7-6(5) 6-4 6-4. Grâce à un match très propre, il retrouvera au tour suivant le vainqueur de la rencontre opposant Nick Kyrgios à Milos Raonic.

HE IS THE BOSS. Point. Roger Federer s'est qualifié pour sa 35ème demi-finale en Grand Chelem. Oui. Il a sorti Stanislas Wawrinka, numéro trois mondial. Oui. Il n'est plus qu'à deux victoires de son huitième Wimbledon. Oui. C'est encore au terme d'une prestation de haut vol que Roger a dominé son adversaire du jour. De haut vol, non par la puissance ou de terribles bras de fer, mais par l'intelligence de jeu et l'expérience. Car il fallait être solide et dénicher les ressources pour vaincre un Wawrinka en feu durant deux manches.

En feu. Roger a, en effet, subi les coups de boutoir adverses en coup droit comme en revers sans pouvoir faire grand chose. Trop rapides, trop géométriques, trop tout. Face au revers de Stan', le meilleur du circuit - bien meilleur que celui de Gasquet aujourd'hui -, il a d'abord souffert le martyr. Mais a su temporiser. Et compter sur un excellent service pour se tirer de tous ces mauvais pas. Le premier set concédé, Roger s'est accroché dans le deuxième jusqu'au tie-break, qu'il gère parfaitement pour recoller au score.

De l'intelligence de jeu, façon Federer...


La suite ? Il fait jouer Wawrinka sur son coup droit, et celui-ci commence à commettre des fautes. Varie énormément sur ses engagements, n'hésitant pas à monter au filet derrière ses deuxièmes balles, sous les yeux ravis de Stefan Edberg. Joue du slice et des zones pour faire craquer son adversaire. Un adversaire qui tire un peu la langue et semble souffrir physiquement - sa vitesse moyenne au service chute considérablement en fin de match. Ceci explique cela ? Certainement en partie, mais pas que.

Car avec 46 points gagnants pour 14 fautes directes et 45 montées au filet (71% de réussite), soit un point sur trois, Roger Federer peut être très satisfait de la copie rendue. Peut-être regrettera-t-il son manque de réalisme sur les sept balles de break qu'il s'est procurées ; encore qu'il en a converti deux très importantes (elles le sont toutes) et que Wawrinka a parfaitement sauvé les autres. D'ailleurs, Fed' le souligne au micro de la BBC : "Stan' a vraiment bien joué dans les deux premiers sets. Il frappait vraiment trop bien." De quoi donner un peu plus de relief à sa performance du jour.

Désormais, Federer va devoir s'attaquer à Milos Raonic ou Nick Kyrgios. Des néophytes à ce niveau, mais de gros morceaux tout de même, tant ils paraissent solides sur gazon et surfent sur de belles dynamiques. Reste que le Suisse partira grand favori, un statut qui ne devrait pas lui faire peur, bien au contraire, après cette victoire en patron - sa septième en 10 rencontres face à un membre du top 10, cette année. C'est indéniable : Roger n'a jamais été aussi proche de remporter son 18ème tournoi du Grand Chelem.

La Pure Drive aux couleurs du plus grand tournoi du monde, ça décoiffe