S’il s’est imposé en cinq sets contre Alejandro Davidovich Fokina en huitièmes de finale de Wimbledon (6–7[4], 7–6[6], 6–3, 6–7[2], 6–1), Felix Auger‐Aliassime est apparu particulièrement agacé au moment de la poignée de main.
À l’origine de sa frustration, un épisode clé de la rencontre. Alors qu’il menait 5–3 dans le quatrième set et disposait de deux balles de match sur le service de l’Espagnol, ce dernier s’est tordu la cheville. Après une longue interruption, Auger‐Aliassime s’est fait débreaker dans la foulée avant de perdre le set au jeu décisif. Sans conséquence, toutefois, puisque le Canadien a rapidement remis les pendules à l’heure avec un 6–1 dans l’ultime manche.
Au moment de revenir sur sur son échange tendu avec son adversaire, le 4e joueur mondial a toutefois fait passer un message en s’en prenant au règlement encadrant les interruptions médicales.
« Je ne veux pas entrer dans les détails de ce dont nous avons parlé, lui et moi. S’il veut venir ici pour en parler, il peut le faire, mais il connaît mon opinion. Le règlement doit changer. Tant que le règlement restera tel quel, un joueur s’en servira à son avantage. C’est très simple : si tu es gravement blessé pendant que ton adversaire sert, tu dois perdre tous les points jusqu’à ce que tu puisses appeler le kiné. Si le kiné t’aide à te remettre, tu joues ton jeu de service. Si tu es gravement blessé, alors tu abandonnes. Mais interrompre le match pour appeler le kiné, ça me semble être une règle honteuse. Je ne connais aucun autre sport où l’on puisse faire ça. Je le dis sérieusement. C’est une règle honteuse. »
A noter que Felix Auger‐Aliassime va désormais affronter Novak Djokovic pour une place dans le dernier carré.
Publié le lundi 6 juillet 2026 à 08:53



