Quelle désillusion ! Marion Bartoli s’incline dès le deuxième tour du tournoi de Wimbledon. C’est Mirjana Lucic qui la renvoie à ses études en la battant 6–4 6–3.
Les plus âgés se rappeleront d’une longue queue blonde et d’une chevelure lisse. Mirjana Lucic n’a pas tellement changé, 13 ans après sa chevauchée fantastique sur le gazon londonien. En 1999, rappelez‐vous, elle s’offrait une demi‐finale au All England Club. Elle n’était âgée que de 17 petites années et seule Steffi Graf avait pu la stopper. Après des blessures, une retraite, puis une sortie de retraite, la revoilà, trentenaire, espoir de la première heure, truster le haut de l’affiche. Trois victoires en qualifications, un premier tour passé et…
Une sacrée perf’ ! Mirjana Lucic se paie sa première joueuse du top 10 depuis ce fameux périple, en 99, et son succès face à Nathalie Tauziat, huitième, en quarts. 13 ans plus tard, c’est aussi une Française qu’elle écarte. Et non des moindres… Marion Bartoli. Face à la Tricolore, Lucic a sorti son tennis de gala, le tennis qui lui avait permis d’entretenir les plus hautes espérances à ses débuts. Un coup droit de feu, une capacité certaine à déborder et des lignes nettoyées… Résultat : Bartoli n’a pas existé. 33 points gagnants, 11 fautes directes côté croate ; 10 et 14 côté Bleu. Marion a également été lâchée par son service. 10 doubles fautes, une deuxième balle faiblarde, trois breaks concédés. Au final, c’est une victoire 6–4 6–3 de Mirjana Lucic en 1h38. Et celle‐ci peut serrer les poings et crier, crier, crier. De soulagement, de bonheur.
C’est d’ailleurs l’image qu’on préfère retenir : la joie de la 129ème joueuse mondiale, issue des qualifications. Une joie enfantine, qui transpire les galères vécues et le simple plaisir retrouvé de la victoire et de ses douces saveurs. Bartoli, de son côté, peut être déçue. Point de quart de finale, comme l’année dernière. Et un sacré coup derrière la tête. Que s’est‐il passé ? Il faudra réfléchir, analyser. Pas seulement cette rencontre, mais aussi la préparation. Relativiser également : Marion est tombée sur joueuse en feu et n’y peut pas grand chose. Et rebondir en vue de l’été et de l’US Open. Allez Marion, courage, on repart au charbon ! Quant à Mirjana, souhaitons‐lui encore beaucoup d’autres bonheurs à nous faire partager…
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Publié le jeudi 28 juin 2012 à 17:48


