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Berrettini, le sourire après les larmes : « Je sais que je suis seule­ment qualifié pour le 3e tour, mais j’ai l’im­pres­sion que c’est beau­coup plus »

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Le 12 juin dernier, Matteo Berrettini quit­tait le court en larmes après vécu un retour de bles­sure cauche­mar­desque sur sa surface fétiche, le gazon, contre son ami Lorenzo Sonego à Stuttgart. Près d’un mois plus tard, alors qu’il n’a pas joué entre les deux tour­nois, l’Italien se retrouve au 3e tour de Wimbledon en ayant fait tomber ce même Sonego mais aussi Alex de Minaur, fina­liste au Queen’s (6−3, 6–4, 6–4). Il savoure après avoir vécu des moments très compliqués. 

« L’année dernière, ce qui s’est passé l’année dernière est quelque chose qui, je pense, me fait toujours mal. C’est une douleur très vive, si j’y pense (Finaliste en 2021, il a dû déclarer forfait en 2022 en raison d’un test positif au Covid‐19). J’étais proba­ble­ment dans la meilleure forme de ma carrière, et je me sentais parti­cu­liè­re­ment bien sur gazon. Je voulais profiter du tournoi. C’est un tournoi très spécial pour moi. Ne pas pouvoir jouer est quelque chose qui, même lorsque je me sentais mieux physi­que­ment, a été très diffi­cile à surmonter menta­le­ment. C’est pour­quoi je suis ici cette année, parce que j’ai manqué le tournoi l’année dernière. J’étais vrai­ment triste. Même jouer quelques points aurait été une bonne chose cette année. Oui, c’est pour­quoi je suis très heureux. Je suis vrai­ment contente. Je sais que c’est le troi­sième tour, mais j’ai l’im­pres­sion que c’est beau­coup plus. »

Berrettini, non‐tête de série durant le tournoi, tentera de pour­suivre l’aven­ture contre Alexander Alexander puis poten­tiel­le­ment contre Carlos Alcaraz. Un parcours dantesque. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.