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Casper Ruud très honnête après sa défaite : « Si la tournée sur gazon durait plus long­temps, j’es­saie­rais proba­ble­ment de devenir un meilleur joueur sur cette surface. Mais ce n’est pas le cas »

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Casper Ruud ne l’a jamais caché : il n’aime pas le gazon. Le triple fina­liste en Grand Chelem n’a d’ailleurs jamais dépassé le deuxième tour à Wimbledon. Cette année encore, son aven­ture londo­nienne s’est arrêtée dès le premier tour, battu en trois sets par Hubert Hurkacz (6−4, 6–2, 7–6 [7]).

Le Norvégien, qui fait toujours le choix de ne disputer aucun tournoi de prépa­ra­tion avant Wimbledon, a expliqué avec une grande fran­chise pour­quoi il éprouve autant de diffi­cultés sur herbe.

« C’est diffi­cile parce que j’ai l’impression que, pour bien jouer sur gazon, je dois faire tout le contraire de ce que j’ai fait toute ma vie. Je ne dois pas imprimer autant de lift à la balle. Je dois essayer de la frapper plus à plat. Les dépla­ce­ments sont diffé­rents. Je ne me sens pas très à l’aise sur gazon. On a tendance à jouer des échanges un peu plus courts, et tout ça. La ques­tion est de savoir jusqu’où on veut s’investir dans la saison sur gazon alors qu’elle est si courte. Si elle durait huit semaines au lieu de quatre ou cinq, je m’efforcerais proba­ble­ment davan­tage de devenir un joueur plus à l’aise sur gazon, mais comme ce n’est qu’un seul tournoi par an pour moi. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.