Accueil Wimbledon

« Ce que Jannik Sinner a vécu contre Carlos Alcaraz en finale de Roland‐Garros l’a, selon moi, poussé à prendre une autre direc­tion en ce qui concerne sa condi­tion physique », estime José Moron

47275

« Je peux vous assurer qu’il ne s’est rien passé de sensa­tionnel. Je pense qu’il y a simple­ment des moments où il faut faire quelque chose de diffé­rent », a déclaré Jannik Sinner à Wimbledon, après avoir décidé de se séparer de son prépa­ra­teur physique, Marco Panichi, et de son physio­thé­ra­peute, Ulises Badio, deux anciens colla­bo­ra­teurs de Novak Djokovic.

Si le numéro 1 mondial a presque « botté en touche », le jour­na­liste José Moron pense avoir trouvé l’explication. 

« Ce qui s’est passé en finale de Roland Garros a, selon moi, poussé Sinner à prendre une autre direc­tion en ce qui concerne sa condi­tion physique. Il est vrai que, par rapport aux années précé­dentes, son physique, sa puis­sance et son explo­si­vité se sont consi­dé­ra­ble­ment améliorés, mais le coup de mou physique qu’il a connu après le deuxième set de la finale à Roland‐Garros et le fait qu’il ait terminé loin derrière Carlos dans ce domaine l’ont poussé à cher­cher d’autres voix au sein de son équipe. En résumé, il s’est amélioré par rapport à il y a quelque temps, où il aurait proba­ble­ment perdu 6–1 ou 6–2 au cinquième set, mais il se voit toujours derrière Alcaraz et veut travailler diffé­rem­ment pour l’égaler ou le dépasser. C’est pour­quoi tout s’est préci­pité après Halle. Il est très probable qu’il ait perdu confiance en Panichi et en sa façon de travailler, ou qu’il ne soit pas d’ac­cord avec la manière dont Panichi aurait abordé les prochains tournois. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.