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Clément, retour à l’école

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Arnaud Clément se fait étriller au premier tour de Wimbledon, 3–6 1–6 2–6. Son bour­reau : Juan Martin Del Potro. La raison : son service.

Le forfait de Rafael Nadal n’aura pas changé la donne. Héritant de Juan Martin Del Potro, en lieu et place du numéro un mondial, Arnaud Clément n’a, malgré tout, pas fait long feu. 1h37 de jeu ont suffi à l’Argentin pour dompter le quart de fina­liste de la saison dernière. Battu 6–3 6–1 6–2, la Clef n’a pas entrevu l’ombre d’une solu­tion dans un match cade­nassé par Del Potro. Avec près de 70% de premières balles, 10 aces, 27 points gagnants pour 17 fautes directes et 6 breaks réalisés, il fallait se lever tôt pour débou­lonner la constance de la tête de série numéro 5.

Un service dange­reu­se­ment défaillant

Il fallait se lever tôt et, surtout, ne pas se coucher tard. Si la pres­ta­tion de l’Argentin, tout à fait hono­rable, lui promet un sort heureux dans ce Wimbledon 2009, elle a été bien aidée par un Arnaud Clément loin, très loin de son niveau passé. Qu’Arnaud ait un ratio points gagnants/fautes directes négatif, passe ; qu’il ait mal retourné, passe aussi. Mais avec 37% seule­ment de premières balles et 6 doubles fautes, il ne pouvait, décem­ment, rien espérer de mieux aujourd’hui. Lui‐même a fustigé sa qualité de jeu, poin­tant sans conces­sion ses carences en service. Place à l’intéressé :

« Il ne s’est rien passé »

« Je savais que ça allait être dur. Mais bon, ça n’a pas été dur seule­ment à cause d’un très bon Del Potro, mais aussi parce que j’ai très mal servi. Le fait de servir aussi mal m’a miné, m’a tiré vers le bas dans tous les autres compar­ti­ments du jeu. Ca m’a empêché d’en­trer dans le rythme du match. Il ne s’est rien passé du début à la fin… Del Potro a pris une nouvelle dimen­sion depuis quelques semaines, mais là, c’est même pas ça qui m’a empêché de jouer. Je ne pouvais tout simple­ment pas lutter avec un joueur aussi solide en servant aussi mal. Il n’y a pas d’ex­pli­ca­tions, il y a des jours comme ça… D’habitude, quand je sers très mal, j’ar­rive toujours à me remettre dans le rythme. Manifestement, pas aujourd’hui. »

Retour au circuit Challenger

Cette défaite au premier tour marque un nouveau tour­nant dans sa carrière. Dans quinze jours, l’Aixois va perdre tous les points de son quarts de finale, la saison dernière. Et le gadin, au clas­se­ment, va être sévère. 53ème joueur mondial cette semaine, il devrait dégrin­goler au‐delà du top 100. Lui qui, cette saison, n’a pas encore dépassé une seule fois le stade du deuxième tour en tournoi ATP ne risque pas d’y parvenir d’ici un certain temps. En effet, ce n’est plus le circuit prin­cipal qui devrait rythmer son programme, mais bien le circuit Challenger. Remarquez, ce n’est pas forcé­ment de mauvais augure : ses meilleurs résul­tats depuis janvier, Arnaud Clément les a eu, juste­ment, sur le circuit Challenger. Vainqueur à Cherbourg, quart de fina­liste à Sunrise, Heilbronn ou Bordeaux… De quoi espérer un renou­veau d’ici la fin de saison ? Pour l’heure, place au travail et place à l’en­trai­ne­ment. Il y a beau­coup à faire, comme il le dit lui‐même : « Aujourd’hui, mon jeu sur le court reflè­tait bien le clas­se­ment que j’aurai dans quinze jours. »

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.