Accueil Wimbledon

Daniil Medvedev : « Pour moi, c’est le tennis à l’état pur. C’est la raison pour laquelle nous, les joueurs de tennis, deve­nons parfois fous en jouant à ce sport »

15784

Interrogé sur les circons­tances de sa victoire face à Jannik Sinner en quarts de finale de Wimbledon, Daniil Medvedev, battu dans le premier set alors qu’il méri­tait de gagner et inver­se­ment dans la troi­sième manche, a parfai­te­ment résumé la beauté et la cruauté de ce sport qui rend parfois dingue. 

« Pour moi, c’est le tennis à l’état pur. J’ai l’im­pres­sion que j’au­rais dû gagner le premier set ou que j’au­rais pu le gagner, même si ce n’est pas le bon mot parce que je l’ai perdu. J’aurais pu gagner, c’est sûr. Encore une fois, si je servais un ace à 6–5, si je servais plus près de la ligne. Même le coup droit, je l’avais, mais j’ai essayé de le faire. Au troi­sième set, je me souviens très bien du passing que j’ai frappé. C’était un coup facile. Il est resté dans le filet. Je me suis dit que j’al­lais avoir des problèmes puis Jannik a raté. D’accord, on recom­mence. On essaie. C’est ça le tennis. À l’Open d’Australie, en finale, je crois que dans le quatrième set j’avais eu une balle de break. Si je ne me trompe pas, il avait fait un ace. S’il avait fait une double‐faute, peut‐être que j’au­rais gagné l’Open d’Australie. On ne sait jamais. C’est pour cela que les gens aiment le tennis. C’est pour cela que les gens deviennent fous en regar­dant le tennis. C’est la raison pour laquelle nous, joueurs de tennis, deve­nons parfois fous en jouant au tennis. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.