Alex De Minaur est en train de sérieusement accuser le coup.
Conscient d’avoir probablement atteint une sorte de plafond de verre dans son jeu et sa carrière, l’Australien ne parvient plus à jouer libéré, ce qui l’amène à s’incliner en trois sets contre Flavio Cobolli, ce lundi, en huitièmes de finale de Wimbledon.
De passage en conférence de presse d’après match, l’actuel 6e mondial semblait vraiment désabusé.
« Je suis brisé à l’intérieur. C’est la réalité. Vous investissez tant d’heures dans ce métier et tant d’années pour vivre des moments comme ceux‐ci. Ne pas être à la hauteur est vraiment déchirant. C’est très dur. Je ne jouerai pas de tournoi pendant un certain temps. Mais, encore une fois, les défaites s’accumulent. Et les objectifs, les convictions, les rêves que l’on a commencent à s’estomper ou semblent un peu plus lointains qu’auparavant, alors qu’ils étaient à portée de main. J’ai l’impression qu’il y a deux ans, j’étais nettement plus proche de tout ça. Maintenant, j’ai simplement l’impression de m’éloigner un peu plus de ces rêves. Ça devient de plus en plus difficile pour moi. C’est la réalité. Écoute, au bout du compte, je n’ai pas d’autre choix. Je ne vais pas dire : “Ça suffit, je raccroche la raquette.” C’est encore trop récent. Ça fait un mal de chien, mais je vais me relever. Je suis un compétiteur, à l’intérieur comme à l’extérieur. Alors je vais me relever et me donner une nouvelle chance. Je veux juste qu’il se passe quelque chose qui continue à me donner cet espoir. Sinon, c’est un sport très, très dur à pratiquer sans espoir. »
Publié le lundi 6 juillet 2026 à 18:48



