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Djokovic fait passer Wawrinka pour « Stan The Kid »

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Si Novak Djokovic avait remporté 20 de ses 26 confron­ta­tions contre Stanislas Wawrinka, ce dernier tenait tête au Serbe en Grand Chelem (4 partout). Les temps ont certes changé mais les retrou­vailles entre ces deux légendes du jeu faisaient saliver. D’autant qu’elles se défiaient pour la première fois sur gazon. 

« Vous l’avez vu jouer ? Donnez‐moi une faiblesse. C’est le joueur parfait. Tout est si propre, il joue le coup parfait au bon moment. Je ne sais pas si je peux le battre », décla­rait Stan en confé­rence de presse. Il s’at­ten­dait à un match extrê­me­ment compliqué. Mais ses réac­tions pendant la partie montrent quand même un certain écoeu­re­ment face au niveau de jeu affiché par Djokovic ce soir, sous le toit du Centre Court. 

Impérial au service, l’homme aux 23 titres du Grand Chelem rappe­lait égale­ment (si néces­saire) qu’il était le meilleur relan­ceur du monde. Les points se suivaient et se ressem­blaient. Installé dans l’échange, Wawrinka finis­sait presque toujours par exploser sous la pres­sion du « Djoker ». 

Djokovic n’avait pas de temps à perdre. Ses fameuses gifles de coups droits croisés non plus. Wawrinka s’ac­cro­chait, lâchait ses coups en fin de match mais Novak voyait l’heure tourner et bouclait la partie juste avant le couvre‐feu, dans un nouveau tie‐break remporté, s’évi­tant ainsi de revenir jouer samedi : 6–3, 6–1, 7–6(5), en 2h09 de jeu. 

Arrivé sans tournoi de prépa­ra­tion avant Wimbledon, Djokovic est déjà réglé à la fin de cette première semaine. En parti­cu­lier sur le Centre Court où il reste, pour rappel, invaincu depuis dix longues années. Il affron­tera Hubert Hurkacz en huitièmes de finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.