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Federer : « C’est magique »

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Roger Federer est bien le plus grand. Le Maestro Suisse a remporté son dix‐neuvième titre du Grand Chelem ce dimanche en surclas­sant Marin Cilic en finale de Wimbledon (6–3, 6–1, 6–4). Un huitième trophée sur le gazon britan­nique, sans perdre un set, qui le place un peu plus comme la légende du sport.

Sur son adver­saire du jour, Marin Cilic…

« C’est cruel d’avoir fait un aussi beau tournoi et de se sentir mal en finale, mais j’es­père qu’on se retrou­vera sur d’autres courts pour en jouer des plus belles. Je tiens à le féli­citer, car il a réalisé un parcours exceptionnel. »

Sur ses records à Wimbledon…

« C’est très spécial. Wimbledon a toujours été mon tournoi préféré et le sera toujours. Mes idoles ont foulé le gazon ici, y ont marqué l’his­toire, et grâce à eux, j’ai toujours eu l’im­pres­sion que je pouvais devenir un meilleur joueur. Marquer l’his­toire à mon tour ici, à Wimbledon, veut dire beau­coup pour moi. Mais en fait, je n’y ai pas beau­coup pensé pendant la journée, ou pendant la remise des trophées, j’étais juste telle­ment heureux de gagner Wimbledon une nouvelle fois, parce que ça a été une longue route, une route diffi­cile pour revenir. Redevenir le tenant du titre ici est une sensa­tion dont je veux profiter et savourer. Gagner ici pour la huitième fois veut dire beau­coup car marquer l’his­toire de Wimbledon à ce niveau là est extra­or­di­naire. »

Sur son année 2017…

« 2017 est une saison magni­fique, je ne vois pas comment j’au­rais pu faire mieux, à part rester encore plus de temps loin des courts, je ne sais pas ! Je vais repartir pendant six mois, et j’es­père que chaque come‐back sera aussi fantas­tique que celui‐là (rires) ! Plus sérieu­se­ment, encore mieux que la victoire et le trophée aujourd’hui, c’est de pouvoir être en pleine forme. Ça fait beau­coup de bien, c’était telle­ment dur l’année dernière et nous avons telle­ment travaillé pour revenir. Avoir le trophée entre les mains et ne pas avoir perdu un set du tournoi, c’est magique. J’ai du mal à croire que j’ai atteint de tels sommets… Après ma bles­sure l’année dernière et les finales perdues contre Novak en 2014 et 2015, je n’étais pas sûr de revenir et de rejouer une finale ici. »

Sur son futur…

« Je prévois souvent mes plan­nings avec un an d’avance, donc je me vois tota­le­ment jouer ici l’année prochaine. Mais c’est encore loin et avec ce qu’il s’est passé l’année dernière, je voudrais saisir l’op­por­tu­nité de remer­cier les gens qui me soutiennent au bon moment, et leur faire comprendre que j’es­père être là l’an prochain. Il ne peut pas y avoir de garan­ties, surtout à 35 ou 36 ans, mais le but, bien sûr, est d’être présent et de défendre mon titre. Jouer jusqu’à quarante ans ? Si le corps et la santé le permettent, pour­quoi pas (rires) ! Il faudrait pouvoir se faire congeler deux ou trois jours avant le tournoi, puis sortir et s’en­traîner un peu, pour ne pas se blesser ! Mais jouer Wimbledon et le gagner n’est pas vrai­ment la même chose, il ne faut pas l’ou­blier. En plus, je ne peux pas parier sur l’avenir parce que c’est en match qu’on voit vrai­ment ce que l’on vaut. On peut être en super santé, très bien s’en­traîner, c’est pendant les matchs qu’on ressent la pres­sion, les nerfs, et ce qu’on a dans l’es­tomac. Tout ce qui arrive dans la journée, avant le match, on ne peut pas le recréer à l’en­traî­ne­ment, c’est impos­sible. On ne sait pas comment son corps va réagir à la pression,si l’on va être tendu et ne pas pouvoir bouger. C’est pour ça qu’il faut prendre du temps entre les entraî­ne­ments et la compé­ti­tion, faire des pauses. A un certain moment, on doit jouer un minimum, sinon, on ne peut plus gagner du tout. »

Sur son entourage…

« Ma femme est tota­le­ment d’ac­cord pour que je continue, c’est elle est ma fan numéro 1. Aujourd’hui, mes quatre enfants sont tous présents, c’est génial ! Mes garçons n’ont aucune idée de ce qui se passe, c’est assez drôle, pour eux, c’est juste un terrain de jeu rigolo, mais j’es­père qu’un jour ils compren­dront ce que ça veut vrai­ment dire. Jouer devant eux, en tout cas, c’est très spécial. Mes filles comprennent un peu plus. En tout cas, c’est un moment génial pour notre famille. »

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