Roger Federer est en finale de Wimbledon ! Le Suisse est décidément impérial dans son jardin du All England Club. En demi‐finale, il remporte une victoire très autoritaire sur Milos Raonic 6–4 6–4 6–4, en toute sérénité et belle intelligence de jeu. Son prochain obstacle ? Novak Djokovic. Au bout ? Le titre.
« J’ai déjà joué contre Raonic, on n’avait quasiment pas eu de longs échanges. Il me faudra faire très attention à mon propre service et voir ce que je peux faire au retour. » Roger Federer savait à quoi s’attendre à l’aube de sa demi‐finale face à Milos Raonic, à Wimbledon. Mais, entre savoir à quoi s’attendre, l’affronter et le solutionner, il y a de la marge. Cette marge, les meilleurs joueurs ont la force de la combler. Et Roger Federer fait partie de cette race à part, de ces garçons qui savent faire concorder le souhait et la réalité.
Aujourd’hui, le Suisse en a encore donné une nouvelle illustration. Un break d’entrée ? C’est le set en poche pour Federer, qui se détache 6–4 sans faiblir sur sa propre mise en jeu. Quelques fautes dans le jeu dans la deuxième manche ? Rien de bien grave, Roger tient toujours la baraque au service – et c’est pourtant Milos qui fait la course en tête. 4–4. Trois erreurs du Canadien, trois occasions de break idéales pour le Bâlois. L’occasion est trop belle : deux sets à zéro, 6–4 6–4. La suite ? A votre avis… Federer patiente, patiente, patiente et puis, à 4–4 encore une fois, l’ouverture. Et le break. C’est fini. Roger Federer s’impose 6–4 6–4 6–4 en 1h41.
Des statistiques quasi‐parfaites !
Milos Raonic n’a même pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Il faut dire que le papy Fed’ a donné le ton au service, remplissant parfaitement ses objectifs : 65% de premières balles, 81% de points inscrits derrière, 68% derrière sa deuxième balle. Aucun break concédé, évidemment – il n’a lâché son engagement qu’une seule fois depuis le début du tournoi. L’essentiel face à un grand serveur. 32 points gagnants, 11 fautes directes et, malgré quelques erreurs, ici ou là, rien à se reprocher : il a lu et anticipé à merveille les parpaings de Raonic dans les moments les plus importants. Un Canadien qui, il faut le reconnaître, a un peu craqué lorsque la tension était à son plus haut.
« J’ai vraiment dû me concentrer sur tous les points aujourd’hui », réagit‐il à chaud au micro de la BBC. « Je savais que j’aurais très peu de chances sur ses jeux de services. Mais j’ai été incroyablement efficace et réaliste dans ce match. Je suis super content de rejouer une finale ici. Tout va bien, tout s’est très bien passé depuis le début du tournoi. C’est formidable ! » Et oui, revoilà Roger Federer de retour en finale d’un tournoi du Grand Chelem, sa 25ème en carrière. Deux ans après son 17ème titre majeur, ici même, au All England Club. Ne lui reste qu’un dernier obstacle pour rappeler au monde qu’il est le plus grand joueur de tous les temps. A 32 ans, ce Federer est… extraordinaire. A lui de faire, une nouvelle fois, concorder le souhait et la réalité.
Publié le vendredi 4 juillet 2014 à 19:37



