Roger Federer s’est qualifié pour les quarts de finale de Wimbledon en battant Robin Söderling, 6–4 7–6 7–6, en 1h59 de jeu. Il y affrontera Fernando Verdasco ou Ivo Karlovic.
C’est encore raté pour Robin Söderling. Le Suédois a échoué une onzième fois dans ses duels face à Roger Federer. Il voulait probablement effacer des mémoires sa performance en demi‐teinte du 7 juin dernier. Au final, il n’aura pas fait mieux qu’au premier tour de Halle, en 2005, où il avait réussi à prendre son seul set en carrière face au Maître suisse. Néanmoins, difficile de dire qu’il a manqué son rendez‐vous. Les deux jeux décisifs, remportés 7 points à 5 par Roger, sont significatifs d’un écart peu important, aujourd’hui, entre les deux joueurs. Söderling a marqué 38 points gagnants, contre 34 à son adversaire, il n’a inscrit que 6 points de moins et a, d’une manière générale, aussi bien retourné que lui. Mais alors, que lui a‑t‐il manqué ?
Robin, le bras tremblotant
Ce qui fait la différence entre un bon, voire très bon joueur, et un tennisman racé de la classe de Federer, un champion, tout simplement : la constance. Sur ce match, ce fut un mal criant pour Robin. Quand, lui, envoyait 25 balles dans les bâches, Roger Federer ne faisait que 8 fautes directes. Quand, lui, n’est pas parvenu à remporter une seule des deux petites balles de break qu’il s’était créé, le numéro deux mondial en convertissait une et réalisait les mini‐breaks aux moments les plus opportuns. Ce problème de constance, c’est aussi cette double faute du Suédois, à 5–5, dans le jeu décisif du troisième set. Certains crieront à la chance pour Federer, d’autres parleront de nerfs et de bras tremblant. Au final, le résultat est le même : Roger Federer gagne sereinement son onzième face‐à‐face avec Robin Söderling, se qualifie pour ses 25èmes quarts de finale en Grand Chelem et remporte sa 179ème victoire dans les tournois majeurs, sa 48ème sur les courts du All England Club.
« Je me sens bien »
Roger Federer est conscient d’avoir disputé un match relevé face à un bon Robin Söderling. Comme il le dit lui‐même, « les choses auraient pu être plus faciles ». Mais, comme il le dit aussi, « [il] est resté calme, [il] a attendu sa chance, sans paniquer, très relax ». « Heureusement, mon coup droit a été performant dans le jeu décisif », souligne‐t‐il. Il savoure également sa confiance retrouvée : « Il y a six mois, quand je ne sentais plus mon jeu, j’aurais probablement paniqué dans la même situation. » Mais, « à présent, [il] se sent parfaitement bien ». Techniquement bien en place, « [il se] déplace bien, [il] ser[t] bien, [il a] un bon rythme en fond de court »… Une idéale solution pour être « heureux » sur le court !
Une préférence pour Karlovic
Si cette victoire ne restera pas dans les annales – Roger le comprend, « ce ne devait pas être très amusant pour les spectateurs » -, en terme de jeu, comme en terme de qualité, elle ouvre les portes, à l’ex‐numéro un mondial, d’un huitième quart de finale à Wimbledon. Un quart où il retrouvera une valeur montante en quête d’une grosse perf’, Fernando Verdasco, ou l’un des joueurs les plus dangereux sur suface rapide, Ivo Karlovic. Chose étrange, et bien qu’il apprécie Fer, le jugeant « excellent joueur » et « de plus en plus constant », Federer préfèrerait retrouver le Croate. « Je l’ai joué sur toutes les surfaces dans ma carrière, mais je ne l’ai jamais joué ici, donc j’aimerais bien en avoir enfin l’occasion », explique‐t‐il. Il affirme même : « J’aime ce type de challenge, même si ce ne sont pas les matches les plus amusants à jouer, j’aime le battre, parce qu’il rend la chose difficile. »
Challenges, constance et confiance : à ce régime‐là, Roger Federer ne risque pas d’être rassasié de titres. De quoi être optimiste pour les prochains mois, les prochaines semaines et, surtout, les prochains tours…
Publié le lundi 29 juin 2009 à 19:08



