La finale de Wimbledon, c’est aujourd’hui ! Ce moment si attendu, dans le temple du tennis mondial, qui opposera Roger Federer à Andy Murray. Une finale de rêve tant les enjeux sont colossaux. Un an après le premier titre à Londres de Novak Djokovic, qui deviendra le lauréat de cette édition 2012 ? Murray deviendra‐t‐il le premier Britannique depuis 1936 à s’imposer en simple ou Federer égalera‐t‐il le record de Sampras au All England Club ?
Federer‐Murray au passé : avantage Murray
Habitués aux nombreux Djokovic‐Nadal ou Federer‐Nadal, notamment, nous aurons cependant droit à une finale non‐inédite. En effet, Federer et Murray se sont déjà retrouvés à deux reprises en finale d’un Grand Chelem – lors de l’US Open 2008 et de l’Open d’Australie 2010 – pour deux victoires suisses, 6–2 7–5 6–2 puis 6–3 6–4 7–6(11). Malgré cela, Roger est mené dans ses confrontations directes avec l’Ecossais, 7 victoires à 8. Etonnant, ces confrontations ont toutes eu lieu sur dur ! Cela va donc changer cet après‐midi. Avant la finale de Dubai, fin mars (victoire de Federer), les deux joueurs ne s’étaient plus affrontés depuis près d’un an et demi, lors du Masters de Londres. Difficile de savoir si l’écart s’est agrandi ou rétréci pendant ces 18 mois, mais il y a fort à parier qu’un esprit de revanche animera nos deux finalistes, en plus de la volonté de remporter le titre : Murray pour casser cette spirale de défaite en finale de Majeurs et Federer pour ne plus se retrouver mené face au Britannique. Il est important de signaler, en outre, que la dernière victoire de Roger en Grand Chelem date de l’Open d’Australie 2010. Victoire acquise aux dépends d’Andy Murray…
Wimbledon 2012 : Une frayeur pour Roger, la montée en puissance pour Andy
Durant ce Wimbledon édition 2012, les deux joueurs ont connu des trajectoires plutôt différentes. Tous les deux ont pourtant mis la barre très haute dès leur premier match, face à Ramos pour Federer et Davydenko pour Murray, avec 3 et 6 jeux cédés chacun. C’est après que les choses ont changé. Le Britannique a connu un niveau de jeu parfois très moyen contre Karlovic, Baghdatis ou encore Cilic alors que le Suisse a très bien joué la plupart de ses matches – mis à part celui contre Benneteau, qui s’est retrouvé plusieurs fois à deux points du match – contre Fognini, Youzhny et, surtout, Djokovic. Murray s’est cependant rattrapé et a rassuré en quarts et en demies contre Ferrer et Tsonga. La question qui se pose désormais est de savoir s’il va réussir à surfer sur sa vague largement positive depuis deux matches ou s’il va être rattrapé par l’enjeu, malgré le soutien du public. On imagine que c’est pour ce genre de match qu’Andy a fait appel à Ivan Lendl ; il s’agit donc de savoir si l’influence du double finaliste à Wimbledon sera concluante. Difficile à dire surtout que Wimbledon est le seul tournoi du Grand Chelem qui manque au palmarès d’Ivan Le Terrible…
Murray pour une première, Federer pour deux records
Au‐delà de la beauté de l’affiche en elle‐même, ce match apportera son lot de récompenses quant à l’Histoire du tennis. En effet, si le Maître s’impose, il remportera son septième titre à Wimbledon et deviendra ainsi, avec Pete Sampras, le co‐détenteur du plus grand nombre de titres glanés à Londres. De plus, si victoire il y a, Roger retrouverait pour la première fois depuis juin 2010 le trône du classement ATP. Là aussi, il égalerait le record de l’Américain en terme du plus grand nombre de semaines passées en tant que numéro 1. Pour Andy Murray, un sacre signifierait plus que tout cela. Si jamais l’Ecossais remporte Wimbledon, il deviendrait le premier Britannique à s’y imposer depuis le titre de Fred Perry en 1932, 17 ans après son décès… Un moment attendu par tout un pays et qui croit dur comme fer à un exploit de Murray. Après s’être incliné trois fois d’affilée aux portes de la finale, il ne s’est jamais retrouvé aussi près de le réaliser.
Publié le dimanche 8 juillet 2012 à 13:30


