Vainqueur 6–3 6–2 6–4 de Simone Bolelli, Richard Gasquet se qualifie pour les huitièmes de finale à Wimbledon. Un ton au‐dessus de son adversaire, le Français n’a pas eu à puiser dans ses réserves. Une bonne chose de faite avant d’aborder la deuxième semaine.
« Un bras de rêve, un cerveau bizarre ». Voilà comment Richard Gasquet avait décrit son adversaire hier. Il ne s’était pas tant trompé si ce n’est qu’aujourd’hui, l’ami Bolelli n’a pas disputé le plus grand match de sa carrière, loin de là. Hormis les tout premiers jeux du match où l’Italien enchaîna les coups gagnants, « le bras de rêve » se transforma plutôt en « machine à fautes ». Les statistiques parlent d’elles‐même. Sur l’ensemble du match, Bolelli a commis 35 fautes directes pour 25 coups gagnants. Mais si le tombeur de Wawrinka a tant dégoupillé, Richard Gasquet n’y est pas du tout étranger.
Très solide sur l’ensemble du match, le Tricolore s’est appliqué à trouver de la longueur en variant les trajectoires. Quelques missiles distillés ça et là histoire de, et le score suit. Hormis cette fin de match où Gasquet se tendit un peu – 2 balles de débreak à sauver à 3–2 – la copie rendue est remarquablement propre : 12 aces, plus de 70% de premières balles, 35 coups gagnants, 18 fautes directes… Le tout bouclé en 1h45.
On regrettera juste ce relatif manque d’initiatives du Français qui comprit vite que sa solidité du fond suffirait à passer aujourd’hui. Il faudra sans doute se montrer plus offensif lundi face à Murray ou Ljubicic. Mais les quelques fulgurances lancées aujourd’hui laissent penser que Gasquet sera tout à fait capable d’élever son niveau de jeu en huitièmes. On attend ça avec impatience !
Publié le vendredi 24 juin 2011 à 18:45



