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Gasquet : « Il faut que je me batte »

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Richard Gasquet est revenu hier en confé­rence de presse sur sa victoire à l’ar­ra­chée contre James Duckworth en cinq sets. Le Français, qui ressent le besoin d’en­chaîner les matchs, avoue que son jeu et sa confiance sont encore loin d’être au top.

Vous avez été malmené dans ce match avant de dérouler pour finir. Après votre belle semaine à Eastbourne, ça n’a pas dû être facile à gérer ?

« C’est vrai qu’à 2 sets à 1 pour lui, je n’étais pas super serein. C’est un match où j’étais large­ment favori et c’est toujours diffi­cile. Au premier set, j’ai quelques balles de break que je ne concré­tise pas, je fais un mauvais tie‐break. Après, au 3e set, j’ai encore pas mal de balles de break mais c’est lui qui réussit à me prendre mon service sur sa première occa­sion. Le gazon nivelle énor­mé­ment les écarts entre les joueurs et ce n’est pas évident. J’ai réussi à mieux jouer aux 4e et 5e sets, alors que j’ai été assez atten­tiste pendant les trois premiers et c’est le fait de jouer mieux qui m’a permis de gagner ce match. »

Ou en êtes‐vous physiquement ?

« J’ai besoin de jouer encore des matches, de gagner, car je n’ai pas retrouvé la confiance que j’avais en 2013 quand tout roulait. Il faut surtout que je joue mon jeu, que je tente des trucs, que j’y aille à fond et que je me batte. Et ça reviendra vite, d’autant que j’ai moins de douleurs que ces dernières semaines… »

Vous avez été absent long­temps en début de saison, il y a encore des repères à prendre pour retrouver votre meilleur niveau ?

« Oui, il faut que je joue des matches, il faut que je me batte sur le court. Je suis resté quelque temps sans jouer, c’est pas naturel encore, je n’ai pas la confiance que je pouvais avoir l’an passé. Il faut que je joue, il faut que je gagne, je sais que tous les matches sont diffi­ciles qui que ce soit en face. Je connais le tennis et je sais qu’il faut que je joue mon jeu parce que sur gazon, c’est diffé­rent des autres surfaces. On ne peut pas trop attendre et jouer lifté comme sur terre ou comme sur dur. Là, il faut un peu plus y aller et c’est ça qui m’a fait défaut. »

La gazon, c’est quand même une surface où vous vous exprimez bien, même si parfois, c’est un jeu frustrant…

« Oui, c’est frus­trant, tu prends un service, un retour, tu te fais breaker et le set peut partir. C’est diffi­cile, mais c’est pour tout le monde pareil. Je suis capable de faire mieux. Physiquement, ça commence à aller de mieux en mieux, j’ai moins de douleur déjà cette semaine. Je sais que je dois jouer des matches, m’en­traîner tous les jours et ensuite, je pense que ça reviendra vite. »

Vous avez parlé de Kyrgios, votre prochain adver­saire, en disant qu’il serait très très fort…

« Oui, je le pense. Il ne l’est pas encore, il commence à gagner des chal­len­gers, dont un il y a quelques semaines sur gazon, donc oui, il sera très, très fort. Il est jeune mais je pense qu’il ira très haut. Il a une bonne atti­tude sur le court et il a l’air d’avoir confiance en ses moyens. Quand je revien­drai sur le circuit dans 5 ou 10 ans, il sera sans doute très bien classé, mais ce n’est pas encore le cas aujourd’hui. Je reste favori mais je sais que c’est un joueur diffi­cile à jouer, qui a un gros service et qui est impo­sant sur le court. Je ne suis pas à mon meilleur niveau mais je vais tout faire pour gagner. »

Wimbledon est un moment clé de la saison, raison de plus pour s’équiper rapidement…

A propos de l’auteur

Gwendal Le Priellec

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.