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Ivan Ljubicic sur Djokovic : « Quand je regar­dais Rafael Nadal et Roger Federer vers la fin de leur carrière, au niveau des dépla­ce­ments, ils étaient selon moi à 70–80%. Novak, il est à 95–90% »

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Interrogé par L’Equipe sur les chances de Novak Djokovic de remporter à Wimbledon un 25e titre du Grand Chelem, l’ex‐numéro 3 mondial, ancien coach de Roger Federer et actuel respon­sable du haut niveau à la FFT (fédé­ra­tion fran­çaise de tennis), Ivan Ljubicic, s’est montré parti­cu­liè­re­ment impres­sionné par le niveau affiché par le Serbe depuis le début du tournoi.

« Physiquement on voit qu’il est très bien, mais ce qui compte encore plus pour moi jusqu’ici, c’est sa tech­nique, qui colle parfai­te­ment au gazon. Ses frappes aujourd’hui sont plus plates, il sait exac­te­ment quand jouer l’amorti, il peut utiliser un peu plus le service‐volée. Quand je regar­dais Rafael Nadal et Roger Federer vers la fin de leur carrière, au niveau des dépla­ce­ments, ils étaient selon moi à 70–80 %. Novak, il est à 95–90 %. Ce n’est pas moins que ça. Je trouve aussi l’uti­li­sa­tion de son service très intel­li­gente, et son retour, qui a toujours été sa force, me semble faire encore plus mal ici, sur ce Centre Court qu’il connaît par coeur. Je suis sûr qu’au début de l’année, son objectif premier était Wimbledon et il le prouve. Reste à voir s’il arrive à aller au bout, mais selon moi, l’op­por­tu­nité la plus impor­tante, c’est là, sans aucun doute. »

A noter que pour une place en demi‐finales, où il pour­rait retrouver Jannik Sinner, Novak Djokovic affron­tera Felix Auger‐Aliassime, qu’il avait battu lors de leur seul match offi­ciel à Rome en 2022. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.