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James Ward revient de l’enfer

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La carrière de James Ward a connu bien des péripéties. Ce Britannique de 32 ans a vécu l’enfer, à la suite d’événements qui l’ont mené à mettre sa carrière entre parenthèse. Il revient néanmoins à Wimbledon cette année alors qu’il est 195ème. C’est son premier Grand Chelem depuis deux ans. Il a été invité par le All England Club.

Il fait partie des six joueurs britanniques à être présents lors de cette quinzaine londonienne. James Ward est de retour sur le circuit principal depuis le mois dernier après une longue traversée du désert. En 2015, il est dans le Top 100 mondial et participe à la Coupe Davis, l’année où la Grande-Bretagne l’emporte. Il a notamment rapporté un point à sa nation, au premier tour face aux États-Unis alors qu’il était opposé à John Isner. Lors de la finale face aux Belges, il est dans le groupe et soulève le fameux saladier d’argent. Malheureusement, après cet épisode glorieux, le sort s’est acharné sur le Britannique.

En effet, depuis quatre ans, l’actuel 195e joueur mondial n’a pas été épargné avec le décès fulgurant de son ami entraîneur victime d’un cancer du pancréas, son divorce, et des blessures de longue durée. Tombé à la 1000e place mondial, le Britannique n’y croyait plus. Maintenant avec du recul, il comprend que c’est le décès de son coach australien, Darren Tandy, qui a été insoutenable pour lui : « Je jouais à Flushing Meadows (fin août 2015) et Darren avait fait un accident vasculaire cérébral à l’aéroport JFK alors qu’il montait à bord de l’avion. Ensuite, je suis resté quelques jours de plus à New York et je suis allé le voir à l’hôpital. C’est alors qu’ils ont fait les tests et ont découvert qu’il avait un cancer du pancréas. Quatorze semaines plus tard, il est décédé. Je ne savais pas qu’il était malade jusqu’à ce jour. Il s’était plaint d’un peu de douleur au dos lors de son voyage aux États-Unis et il est mort la veille de Noël. Je suis allé à ses funérailles juste avant l’Open d’Australie 2016. C’était mon meilleur ami. »

« J’ai chuté à la 1000e place au classement ATP et cela est devenu un cercle vicieux. C’était difficile financièrement. Je n’ai pratiquement rien gagné pendant un an et demi, je grignotais mes économies »

Triste et atteint moralement, James Ward se rend en Australie mais il se fêle des côtes sur un mauvais mouvement lors des qualifications. Un événement qui reste relativement anecdotique aujourd’hui malgré tout. Mais la loi des séries continue et son couple ne fonctionne plus : « C’était difficile, personne ne se marie en pensant qu’il va divorcer, mais nous sommes toujours amis et nous avons tout mis en oeuvre de la meilleure façon possible. » Quelques semaines plus tard, tout juste remis de toutes ces émotions, le Britannique est victime d’une blessure au genou. Il est contraint de passer sur le billard fin 2016: « J’ai chuté à la 1000e place au classement ATP et cela est devenu un cercle vicieux. C’était difficile financièrement. Je n’ai pratiquement rien gagné pendant un an et demi, je grignotais mes économies. »

Mais tout cela est maintenant du passé, et James Ward est dans une bonne dynamique. Il a remonté la pente, il a même réussi à passer les qualifications au Queen’s et à Eastbourne avant de s’incliner au premier tour. Grâce à des résultats encourageants, il a reçu une wild-card de la part des organisateurs pour participer à la quinzaine londonienne. C’est son premier tournoi du Grand Chelem depuis Wimbledon en 2017. Il sera opposé ce mardi à Nikoloz Basilashvili au premier tour. « Gagner ce premier tour ce serait une très belle opération, une aubaine car j’ai beaucoup de factures à payer. »

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