Alors que la sensation du tournoi, Arthur Fery, doit affronter ce vendredi Alexander Zverev en demi‐finales de Wimbledon, et qu’il accuse un retard de 23 centimètres sur l’Allemand (1,75 contre 1,98 m), nos confrères de L’Équipe ont eu la bonne idée de réaliser un papier sur l’importance de la taille dans un sport comme le tennis.
Et si elle est évidemment importante, certains techniciens nous rappellent qu’elle ne fait pas tout, bien au contraire. C’est notamment le cas de notre ami, Jean‐René Lisnard, directeur de l’académie Elite Tennis Center, à Cannes.
« Dans les fédérations, on entend souvent : ‘Il est trop petit, il n’y arrivera pas’, raconte Jean‐René Lisnard, 1,72 m, ex‐84e mondial. Ce sont des phrases d’entraîneurs qui n’ont généralement rien réussi. Sébastien Grosjean (1,75 m) les a entendues plus d’une fois, notamment lors de son passage à l’Insep, qui l’avait renvoyé chez lui en 1994. Huit ans plus tard, le Marseillais était numéro 4 mondial. « Avec Arnaud Clément (1,73 m, 10e mondial en 2001), qui ne rentrait dans aucun critère et qui était seulement classé 0 à 18 ans, ils ont été les deux meilleurs Français pendant des années, rappelle Lisnard. Comme quoi, certains ont eu le nez creux… »
Publié le jeudi 9 juillet 2026 à 19:08



