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Kyrgios s’en sort, avec une grosse inquié­tude pour la suite du tournoi

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Deux jours après son match complè­te­ment fou contre Stefanos Tsitsipas, durant lequel il n’a cessé de parler, Nick Kyrgios a été très calme ce lundi. L’inquiétude ne lui a jamais permis de se libérer vrai­ment : il s’est plaint dès le début du match d’une douleur à l’épaule. Mais malgré les grimaces et les inter­ven­tions du kiné, il s’im­pose sur le Centre Court contre Brandon Nakashima en cinq sets : 4–6, 6–4, 7–6(2), 3–6, 6–1, en 3h10 de jeu.

Cette victoire montre à quel point l’Australien a de la marge sur la plupart des joueurs du circuit. Sans être à 100%, il arrive à se défaire du 56e joueur mondial en déployant malgré tout un très bon niveau de jeu. 

Il a réussi à bien servir malgré la douleur et c’est sans doute ce qui l’a sauvé. Il a tout simple­ment claqué 36 aces avec 74% de première balle et 77% de points remportés derrière. En s’éco­no­mi­sant sur certains moments du match, notam­ment en fin de quatrième set, il a su profiter des petites faiblesses de l’Américain en face, régu­lier et propre mais pas assez tranchant. 

Et si Nakashima sera resté, au contraire de Stefanos Tsitsipas, impas­sible tout le long du match, il n’a pas été récom­pensé. Généralement, Kyrgios aurait sans doute lâché ce match. Mais il sait qu’il peut réaliser quelque chose de grand dans ce Wimbledon. 

Il va tenter de récu­pérer au mieux, en espé­rant que la douleur ne soit pas trop intense dans quelques heures à froid, avant d’af­fronter Cristian Garin pour une place dans le dernier carré, où Rafael Nadal l’at­ten­drait potentiellement. 

Il retrouve ce stade de la compé­ti­tion pour la première fois depuis 2014 !

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.