En décidant de ne pas se rendre en conférence de presse après sa défaite au premier tour de Wimbledon, officiellement en raison d’une blessure au genou, Serena Williams s’est attirée certaines critiques, plutôt légitimes, étant donné son statut et le fait qu’elle n’avait plus joué en simple depuis presque quatre ans.
Une situation parfaitement résumée par Greg Rusedski, ancien joueur britannique et actuel coach du Français, Giovanni Mpetshi Perricard, dans le dernier épisode de son podcast, Off Court.
« Je suppose qu’ils ont modifié le règlement en cas de blessure, de sorte qu’on n’écope plus d’amende. À mon époque, je ne pense pas que nous avions ce luxe, à moins d’être évacués en fauteuil roulant ou d’être victimes d’un incident grave, comme Alexander Zverev lors de son match contre Rafael Nadal à Roland‐Garros. C’est un peu dommage qu’elle n’ait pas donné de conférence de presse après sa défaite. Si elle allait vraiment si mal, on aurait pu la faire entrer en fauteuil roulant et lui mettre de la glace sur le genou. Il suffisait de dire un grand merci à Wimbledon de lui avoir accordé cette wild card et cette opportunité, de rendre hommage à son adversaire et d’évoquer simplement la situation. Je pense que c’est la responsabilité d’une grande championne, et tous les joueurs reçoivent généralement une amende s’ils ne se présentent pas à la conférence de presse. Une partie de moi aurait donc aimé la voir le faire, mais le règlement autorise cette option. »
Publié le vendredi 3 juillet 2026 à 15:16



