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La déci­sion de Serena Williams ne passe pas : « C’est la respon­sa­bi­lité d’une grande cham­pionne. Il suffi­sait de dire merci »

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En déci­dant de ne pas se rendre en confé­rence de presse après sa défaite au premier tour de Wimbledon, offi­ciel­le­ment en raison d’une bles­sure au genou, Serena Williams s’est attirée certaines critiques, plutôt légi­times, étant donné son statut et le fait qu’elle n’avait plus joué en simple depuis presque quatre ans.

Une situa­tion parfai­te­ment résumée par Greg Rusedski, ancien joueur britan­nique et actuel coach du Français, Giovanni Mpetshi Perricard, dans le dernier épisode de son podcast, Off Court.

« Je suppose qu’ils ont modifié le règle­ment en cas de bles­sure, de sorte qu’on n’écope plus d’amende. À mon époque, je ne pense pas que nous avions ce luxe, à moins d’être évacués en fauteuil roulant ou d’être victimes d’un inci­dent grave, comme Alexander Zverev lors de son match contre Rafael Nadal à Roland‐Garros. C’est un peu dommage qu’elle n’ait pas donné de confé­rence de presse après sa défaite. Si elle allait vrai­ment si mal, on aurait pu la faire entrer en fauteuil roulant et lui mettre de la glace sur le genou. Il suffi­sait de dire un grand merci à Wimbledon de lui avoir accordé cette wild card et cette oppor­tu­nité, de rendre hommage à son adver­saire et d’évoquer simple­ment la situa­tion. Je pense que c’est la respon­sa­bi­lité d’une grande cham­pionne, et tous les joueurs reçoivent géné­ra­le­ment une amende s’ils ne se présentent pas à la confé­rence de presse. Une partie de moi aurait donc aimé la voir le faire, mais le règle­ment auto­rise cette option. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.