La propo­si­tion de Novak Djokovic qui ne va pas plaire à tout le monde : « À mon avis, les tour­nois du circuit devraient expé­ri­menter des formats plus dyna­miques, des matchs plus courts et des propo­si­tions plus attrayantes pour le spectateur »

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« Je suis plutôt un partisan des matchs en deux sets gagnants, partout. Même si les Grands Chelems ont une longue tradi­tion et une longue histoire… Je ne sais pas s’il y a une chance de changer cela », décla­rait déjà Novak Djokovic en 2011 à propos du fameux format des matchs au meilleur des cinq sets. 

S’il semble depuis avoir mis un peu d’eau dans son vin, proba­ble­ment à cause des nombreuses réac­tions néga­tives à ce sujet, le Serbe reste cepen­dant toujours favo­rable à un chan­ge­ment impor­tant en dehors des quatre tour­nois majeurs.

Une décla­ra­tion qui ressemble peu ou prou à ce que préco­nise Patrick Mouratoglou depuis plusieurs années, notam­ment avec la créa­tion de son circuit plus ou moins exhi­bi­tion, l’UTS. 

Mais avec tout le respect qu’on a pour l’homme aux 24 tour­nois du Grand Chelem, beau­coup de fans n’ont pas envie que le circuit profes­sionnel ressemble à une parodie ou une bouille de tennis dans les années à venir. 

« Je défen­drai toujours la tradi­tion et l’his­toire de ce sport, mais nous devons aussi nous demander comment susciter l’in­térêt des jeunes pour le tennis. Il y a quelques années, la PTPA a mené une étude qui révé­lait que l’âge moyen des amateurs de tennis était de 61 ans. Avec tout le respect que je leur dois, nous devons attirer un public beau­coup plus jeune. Les jeunes regardent peut‐être les tour­nois du Grand Chelem, mais ils ne vont pas passer quatre ou cinq heures par jour devant un match. La capa­cité d’attention a changé et nous devons comprendre comment fonc­tionne le marché actuel. À mon avis, les tour­nois du circuit devraient expé­ri­menter des formats plus dyna­miques, des matchs plus courts et des propo­si­tions plus attrayantes pour le spec­ta­teur. Les tour­nois du Grand Chelem sont une autre histoire, mais en dehors de ceux‐ci, nous devons oser innover. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.