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Le gros aveu de Tsitsipas après son élimi­na­tion : « Contre Thiem, je faisais semblant, je serrais le point sans le vouloir. La victoire m’a semblé très vide : quand j’ai fait ce passing gagnant, je n’ai ressenti aucune joie, aucune émotion, c’était très étrange »

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Après son élimi­na­tion contre Christopher Eubanks en huitièmes de finale de Wimbledon, Stefanos Tsitsipas a fait quelques confes­sions impor­tantes au média grec SDNA. Le numéro 5 mondial explique être passé par toutes les émotions durant le tournoi. 

« J’ai dit l’autre jour qu’il y avait eu des moments diffi­ciles récem­ment. Des moments où je n’ap­pré­ciais pas le tennis et la vérité est que lorsque le match contre Thiem a été arrêté le premier jour, j’étais très mal menta­le­ment. Je pense que c’est le pire état dans lequel j’ai été ces derniers mois. Je n’avais même pas envie d’être sur le court. J’ai l’im­pres­sion que ce tournoi a duré deux semaines, parce que je suis fier d’être passé d’un Stefanos qui qui ne voulait plus jamais revoir une balle de sa vie à un Stefanos qui aime le tennis et qui veut être sur le court même s’il perd. J’ai été capable de faire ce chan­ge­ment si soudain et énorme. C’est comme si j’étais passé du noir au blanc en moins d’une journée. C’était peut‐être un peu faux au début, je faisais semblant, je serrais le poing sans le vouloir. Contre Thiem (au 1er tour), la victoire m’a semblé très vide : quand j’ai fait ce passing gagnant, je n’ai ressenti aucune joie, aucune émotion, et c’était très étrange. Le match qui m’a vrai­ment fait avancer est celui contre Murray (au 2e tour). C’était comme si je renais­sais, comme si je me redé­cou­vrais à travers un match. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.