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Le gros coup de gueule de Novak Djokovic après la défaite de Serena Williams : « Je ne comprends pas ce genre de raisonnement »

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En confé­rence de presse après sa victoire contre Stefanos Tsitsipas au deuxième tour de Wimbledon (6−3, 6–4, 6–2), Novak Djokovic a pris la défense de Serena Williams, criti­quée après sa défaite contre Maya Joint à l’oc­ca­sion de son grand retour en simple, à 44 ans. (6−3, 6–7[6], 6–3).

« Je l’ai dit avant même le début du tournoi : ce qu’elle fait est incroyable. C’est épique. J’ai toujours été fan de Serena. Je suis sûr qu’au fond d’elle-même, elle voulait et s’attendait à remporter au moins un match, voire plus. Sachant à quel point elle est compé­ti­tive et qu’elle a l’esprit d’une cham­pionne, elle ne se contente pas simple­ment d’être présente sur le court. Elle veut gagner. J’ai regardé un peu son match. Ça fait des années qu’elle n’a pas joué. Elle a eu deux enfants. C’est normal qu’elle ne soit pas encore au meilleur de sa forme en termes de dépla­ce­ments. Les gens devraient se calmer un peu avec leurs juge­ments, leurs critiques et tout le reste. Profitons simple­ment de sa gran­deur, de qui elle est et de ce qu’elle repré­sente pour ce sport. Le fait qu’elle veuille tenter sa chance et revenir est un cadeau incroyable pour notre sport. Je ne sais pas pour­quoi les gens n’apprécient pas suffi­sam­ment cela. J’ai envie de leur dire : ‘Hé les gars, profitez‐en. Vous avez la plus grande joueuse de tous les temps qui vient jouer pour vous, pour attirer davan­tage l’attention sur votre sport.’ Pour ma part, je ne comprends pas ce genre de raison­ne­ment, cette approche ni ces juge­ments de la part des gens. Mais bon… Les gens sont comme ça. C’est quelque chose qu’ils feront toujours. Mais je soutiens vrai­ment Serena. Je l’ai toujours soutenue. J’espère qu’elle jouera davantage. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.