AccueilWimbledonLe patron c'est Djokovic

Le patron c’est Djokovic

-

Si près, si loin. C’est surement ce que doit se dire Denis Shapovalov après sa défaite en demi‐finales de Wimbledon face à Novak Djokovic. Entreprenant et souvent domi­na­teur dans l’échange, le vire­vol­tant gaucher s’est heurté à l’une des choses les plus diffi­ciles dans ce sport : l’efficacité. 

Auteur d’un premier set presque clinique avec 70% de premières balles, le Canadien, qui breake dès le troi­sième jeu du match, finit par craquer au pire des moments, à 5–4, 30a sur son enga­ge­ment. Un jeu décisif plus tard et c’est le Serbe qui prend les devants après s’être montré extrè­me­ment solide dans les moments impor­tants. Comme souvent.

Loin d’être anéanti par ce scénario, ‘Shapo’ repart à l’at­taque et se procure cinq balles de break dans les 4e et 6e jeux du deuxième set, toutes remar­qua­ble­ment sauvées par le numéro 1 mondial. Et ce qui devait arriver arriva. C’est‐à‐dire un break de Djokovic lors du 11e jeu sur son unique occa­sion du set. Une journée de plus au boulot pour Nole et un terrible senti­ment de frus­tra­tion pour Denis qui décide de passer, à tort, ses nerfs sur l’ar­bitre de chaise.

Alors qu’on aurait pu imaginer une troi­sième manche décousue et presque trop facile pour le numéro 1 mondial, Shapovalov reste accroché à sa mise en jeu et met une nouvelle fois la pres­sion sur ‘Djoko’. Mais encore une fois, il ne parvient pas à convertir ses trois balles de break d’en­trée (1/11 sur l’en­semble du match) et, comme dans la deuxième manche, cède au pire des moments, au cours du 11e jeu. 

Fort de son énorme expé­rience et impé­rial dans les moments chauds, Novak Djokovic se qualifie pour sa 7e finale à Wimbledon, sa 30e en Grand Chelem, après une rencontre remar­qua­ble­ment maitrisée (7–6(3), 7–5, 7–5 après 2h50 de jeu) et retrou­vera l’Italien Matteo Berrettini en finale ce dimanche. 

Instagram
Twitter