Jamais un Wimbledon ne nous a offert autant de réjouissances en perspective. Entre les incertitudes liées à la forme de Rafael Nadal, la folle possibilité d’un record « stratosphérique » de Roger Federer ou celle d’un sacre 100% British et la folie que cela comporterait, on est vraiment servi ! Tour d’horizon avant le grand départ.
C’est la première fois de sa carrière que Rafael Nadal viendra défendre un titre majeur dans une forme aussi précaire et sur une surface qui n’est pas censé favoriser son jeu. D’autant plus depuis que l’Espagnol joue un tennis pourcentage… Comme Luca Appino nous l’a expliqué, Rafa n’est plus le même joueur lorsqu’il ne peut démarrer son coup par une prise d’appui et une impulsion exceptionnelle : « Rafa n’a pas le bras de Roger », a ajouté Luca. C’est effectivement là que le bât blesse, surtout à Wimbledon où, malgré le ralentissement de la surface (NDLR : l’herbe est plus haute que par le passé, dixit Luca), il faut quand même savoir claquer quelques « winners ». L’autre info, et elle n’est pas anodine, est liée à l’idée de défendre son titre, donc de défendre ses points. Une défaite prématurée pourrait tranformer une saison commencée en apothéose en petit cauchemar pour le fils de Manacor, même si, comme il le répète : « Numéro 1 ou numéro 2, peu importe ».
Pour Andy Murray, né champion l’an dernier, après sa victoire face à Gasquet, selon Paul Newman, journaliste reconnu de la planète tennis, l’enjeu est également double, ou plutôt triple. Celui d’être le premier Britannique a soulever le trophée depuis Fred Perry (1936). Celui de continuer à grimper au classement et, pourquoi pas, de rêver au Graal suprême. Enfin, celui de remporter le premier titre majeur de sa carrière, lui qui excelle dans les joutes en deux manches sur une petite semaine, voire dix jours. A tel point que GC en a fait son champion du monde de la catégorie, a aussi osé en faire sa une pour l’un de ses numéros qui devait couvrir Roland Garros (et là on s’est planté), mais aussi la quinzaine verte.
Enfin, il y a Federer. Federer et son nuage, sur lequel il plane depuis que la Coupe des Mousquetaires est entrée dans sa vie. Imaginez l’ambiance : Roger sert pour le match en finale, pour son 15ème titre, pour effacer Pete Sampras des tablettes, pour enquiller un 6e Wimbledon, pour sûrement repasser numéro 1 mondial, le tout, un mois avant de devenir Papa. Si le Suisse a démontré qu’il savait finalement se lâcher un peu et prendre du recul sur des performances presque inhumaines, il est clair que son baby blues risque de lui coûter l’US Open… Ce n’est pas bien grave, il y a déjà cinq coupes du rendez‐vous new‐yorkais alignées autour du berceau !
Publié le mardi 16 juin 2009 à 17:27



