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Les confi­dences de Roger Federer

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Tous les entre­tiens avec Roger Federer ne se valent pas. En début de semaine, le Suisse s’est exprimé au Welt avec beau­coup de fran­chise et il y avait quelques pépites dans cette inter­view. Logique de vous les proposer, la veille du tirage au sort du tableau de Wimbledon 2019.

Sur la chance dans une carrière…

« J’ai effec­ti­ve­ment le senti­ment que j’ai eu de la chance dans ma vie. Vous pouvez toujours dire que votre façon de travailler peut influencer le degré de chance mais je dois avouer que physi­que­ment il ne m’est jamais arrivé quelque chose de terrible. Par exemple, j’au­rais pu avoir une rupture du liga­ment croisé au début de ma carrière ou une mauvaise chute au ski. À côté de ça, j’ai eu la chance d’avoir mes parents et j’ai grandi en Suisse. Si j’étais né dans un autre pays du monde, peut‐être plus pauvre, les chances n’auraient pas été les mêmes pour moi. Et est‐ce une chance d’avoir rencontré Mirka si tôt dans ma vie ? Bien sûr que oui. Tout doit « jouer » ensemble pour avoir du succès. Bien sûr, nous pouvons contrôler beau­coup de choses nous‐mêmes sur une courte période, mais quand on pense à long terme, tout doit être aligné, j’ai ce senti­ment. ».

Sur le début de sa carrière et sur le temps qui passe…

« Au début, j’avais toujours un énorme respect pour les médias et je pensais souvent à ce que les gens diraient de moi. Mais au final, je m’y suis habitué très vite. J’étais aussi timide envers les filles, puis les « tapis rouges » ont d’abord provoqué une sensa­tion désa­gréable en moi. J’ai dû donc apprendre très vite à gérer tout cela. Et je pense que l’une de mes forces, c’est d’avoir très rapi­de­ment maitriser tout cela. Aujourd’hui, quand je regarde dans le rétro­vi­seur, cela fait 20 ans, et je suis choqué. Cela me rend un peu triste parce que j’ai passé beau­coup de bons moments. Mais heureu­se­ment, ce n’est pas encore fini. Tout est allé très vite et le temps passe si rapi­de­ment quand on s’amuse. C’était vrai­ment un processus incroyable et j’ai éprouvé telle­ment de plaisir. Je pense qu’en tant qu’ath­lète, vous devez rester jeune dans la tête, c’est l’une des clés du succès. »

Sur le Wimbledon 2019…

« Gagner, ce serait merveilleux bien sûr. J’ai été très, très déçu l’année dernière. La défaite contre Kevin Anderson m’a fait mal. C’était un scénario d’hor­reur pour moi car Wimbledon est chaque année mon objectif prin­cipal. À l’époque, même ma famille avait du mal à me remonter le moral. Je suis juste allé dans ma chambre, allongé sur le lit et j’ai pensé : c’est dur. Mais je devais l’ac­cepter. Lorsque vous manquez votre objectif, vous devez vous inter­roger et ensuite cela doit même vous faire mal un peu. Mais Wimbledon est et reste le grand objectif. Je suis bien préparé et par consé­quent, je me rends à Wimbledon avec une grande confiance. »

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.