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Medvedev (au moment de comparer Alcaraz à Federer, Nadal et Djokovic) : « Dans ma carrière, c’est proba­ble­ment l’ad­ver­saire le plus diffi­cile que j’ai affronté »

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Invité à comparer Carlos Alcaraz à Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, Daniil Medvedev a encensé son jeune adver­saire, qui l’a battu une cinquième fois en sept matchs à l’oc­ca­sion des demi‐finales de Wimbledon vendredi.

Question en confé­rence de presse : « Carlos est évidem­ment un grand talent. Vous êtes l’une des rares personnes à avoir joué contre lui et les Big 3… ques­tion diffi­cile, mais si vous pouviez prendre du recul et comparer briè­ve­ment Carlos à ce jeune stade avec ces trois‐là… »

Medvedev : « Le fait est que j’ai joué contre les trois grands lors­qu’ils étaient, disons, « vieux » ou qu’ils avaient plus de 30 ans. C’est un peu diffé­rent. Ils sont tous diffé­rents. Tous diffé­rents à leur manière, dans leur jeu. J’ai l’im­pres­sion qu’on ne peut même pas prendre quelque chose de l’un et le comparer à l’autre. Roger joue sur la ligne. Il utilise sa belle tech­nique, ses coups, il va au filet. Novak joue égale­ment sur la ligne, mais de manière complè­te­ment diffé­rente. Il a une défense éton­nante, comme un joueur de flipper où la balle revient si vite sur vous. Rafa est complè­te­ment diffé­rent. Il peut se tenir à 10 mètres derrière mais il va courir vers chaque balle… Je ne pense pas que Carlos ait quoi que ce soit à voir avec eux. C’est un style de jeu diffé­rent. Je pense que là où Carlos est diffé­rent de beau­coup de joueurs, c’est que nous avons tous nos préfé­rences. Certains préfèrent la défense, d’autres préfèrent la contre‐attaque, d’autres préfèrent être super agres­sifs. Lui peut faire tout cela. Si vous lui donnez un coup facile, vous savez que c’est fini pour vous. Dans ma carrière, c’est proba­ble­ment l’ad­ver­saire le plus diffi­cile que j’ai affronté. Mais j’ai le temps d’es­sayer de faire mieux. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.