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Muguruza retrouve le sourire

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Deux ans après avoir atteint la finale, Garbine Muguruza retrouve le dernier carré sur le gazon londo­nien. Alors que sa saison 2017 était jusqu’à présent morose, l’Espagnole s’offre une très belle éclaircie.

La première joueuse quali­fiée pour le dernier carré se nomme… Garbine Muguruza ! Au cœur d’une saison 2017 où elle alterne les hauts et les bas, l’Espagnole retrouve le sourire sur le gazon londo­nien, là où elle avait explosé aux yeux du grand public en dispu­tant sa première finale dans un Grand Chelem en 2015. Pour rejoindre les demi‐finales, la joueuse ibérique n’a perdu qu’un seul set en cinq matchs (en huitièmes de finale face à Angelique Kerber) et affiche un visage réso­lu­ment offensif. Justement, pour écarter la numéro 1 mondiale, Muguruza est venue à 54 reprises au filet pour 35 points gagnés (65% de réus­site). Face à Svetlana Kuznetsova, elle a égale­ment été effi­cace avec un 1015 au filet (67% de réussite).

Muguruza attend une finale depuis… son titre à Roland Garros en 2016 !

Sortie du Top 10 à la suite de son élimi­na­tion à Roland Garros en huitièmes de finale, la joueuse de 23 ans peut le retrouver puisqu’elle est virtuel­le­ment neuvième. Un titre du côté de SW19 et elle pour­rait même être de retour dans le Top 5. Au‐delà du clas­se­ment, Garbine Muguruza attend surtout de disputer une nouvelle finale sur le circuit depuis son sacre à Roland Garros en juin 2016, soit plus d’un an de disette. Face à Magdalena Rybarikova ou Coco Vandeweghe, elle sera forcé­ment favo­rite pour y parvenir.

Un effet Conchita Martinez ?

Une personne n’est pas étran­gère à ce renou­veau : Conchita Martinez. Alors que son coach, Sam Sumyk, est absent pour des raisons person­nelles, la capi­taine ibérique de Fed Cup a pris place dans sa box pour le Grand Chelem britan­nique. L’effet a donc été immé­diat. Interrogée à diffé­rentes reprises en confé­rence de presse sur le sujet, la 15e mondiale n’est pas perturbée par ce chan­ge­ment tempo­raire : « Ce n’est pas diffé­rent car je travaille avec elle (Conchita Martinez) en Fed Cup et aupa­ra­vant elle m’avait aidé quelques jours à Barcelone (…) A chaque fois que j’étais en Fed Cup, Sam (Sumyk) était là et ils s’entendent très bien. Ils sont toujours en contact. » Un chan­ge­ment positif qui lui permet d’exprimer plei­ne­ment son jeu agressif et vers l’avant. Le discours de sa glorieuse aînée n’y est pas anodin. Et peut‐être trouvera‐t‐elle les bons mots pour l’aider à lui succéder au palmarès comme seule joueuse espa­gnole à avoir soulevé le trophée au All England Club en 1994…