Au cours d’une rencontre halletante, Andy Murray a confirmé qu’il ferait tout pour tenter d’aller au bout de son tournoi même si sur quelques séquences Wawrinka l’a un peu aidé.
Des balles de break dans chaque set, un revers magique, et quelques temps faibles payés cash, voila, en quelques mots, le résumé très bref du match de Stanislas Wawrinka. Le Suisse est donc encore un peu tendre pour éviter les erreurs fatales à ce niveau, et ses approximations dans certaines situations que certains nomment le « money time » ont été plus que préjudiciables. En face, Andy Murray, bousculé et acculé, a su passer d’un jeu d’attaquant à celui de défenseur en un éclair en fonction des situations proposées confirmant une fois de plus qu’il possède toute la palette de coups pour avoir l’ambition de s’imposer un jour sur l’herbe anglaise du All England Club.
Soutenu par un public entrain d’écrire l’histoire du tournoi puisqu’il s’agissait du premier match en nocturne à Wimbledon, Andy n’a pas failli mentalement puisant dans ses réserves au cours d’un set décisif résumant parfaitement le duel entre les deux hommes. Dans cette ultime manche alors qu’il semblait atteint physiquement à l’issue de la quatrième perdue 7 à 5, Andy a très vite fait le break.…avant de le perdre presque dans la foulée. Malgré quelques cris d’agacement au cours de cette partie, l’Ecossais ne s’est jamais vraiment dispersé, mettant à chaque fois une pression assez folle sur les jeux de retour. Wawrinka qui croyait avoir fait le plus dur en égalisant à 3 partout allait alors tomber dans ses travers en commettant quelques fautes directes sur son jeu de service dont notamment un coup droit « inloupable » qui allait atteindre les « bâches ». Le Suisse pouvait se taper la tête avec sa raquette, cela n’allait rien changer. Andy s’accrochait et cela était suffisant pour reprendre le service du Suisse et mener 5 à 3. Il confirmait ce break en s’appuyant sur son service et signait un succès qui risque de compter dans sa carrière. Il pouvait alors se permettre de tomber à terre pour faire la couverture du Sun de ce mardi.
Andy le paisible, Andy le grincheux, est donc entrain de faire « monter » la mayonnaise !
Mais attention à la fameuse décompression après un tel choc, elle est souvent fatale dans un tournoi du Grand Chelem d’autant qu’il sera favori face à Juan Carlos Ferrero qui connait bien les us et coutumes des grands rendez‐vous du tennis !
Publié le mardi 30 juin 2009 à 00:16



