Andy Murray n’a pas manqué son rendez‐vous ! L’Ecossais a réalisé une performance de choix en battant Juan Carlos Ferrero, 7–5 6–3 6–2, en 1h41 de jeu. Il se qualifie pour les demi‐finales où il sera opposé à Andy Roddick ou à Lleyton Hewitt.
Beaucoup de questions suintaient d’Andy Murray, à l’aube de ce quart de finale : comment allait‐il gérer la pression ? allait‐il réussir, enfin, à produire un match véritablement convaincant ? ne parlait‐il pas trop, ne devait‐il pas plutôt se couper des médias afin de ne pas être déstabilisé par les attentes énormes qu’il suscitait ? Andy Murray a balayé toutes ces interrogations. Au terme d’1h41 d’une partie parfaitement maitrisée, l’Ecossais a montré ce qu’il avait dans le ventre.
49 points gagnants, 15 fautes directes
Auteur de 49 points gagnants, pour seulement 15 fautes directes, il a tout simplement dominé son adversaire de la tête et des épaules. Très solide sur son service, ne concédant aucune balle de break dans la première et dans la troisième manche, et son seul break du match dans la seconde, il a confirmé qu’il était l’un des meilleurs relanceurs du circuit en remportant presque un point sur deux sur mise en jeu adverse. Suffisamment réaliste sur balles de break, il s’est également permis un certain nombre de montées au filet, souvent couronnées de succès.
Ferrero a eu sa chance
Pourtant, l’on ne peut pas dire que Ferrero ait raté son match, loin de là. L’Espagnol a tenté et est même parvenu à accrocher son vis‐à‐vis en quelques occurences. Mais, malheureusement pas assez solide sur son service, il n’a que trop rarement réussi à déborder Murray. Ses 15 fautes directes constituent un score plus qu’honorable, mais avec seulement 20 points gagnants inscrits, l’on voit clairement qu’il a péché dans le jeu offensif.
« Murray est l’un des meilleurs relanceurs au monde »
Juan Carlos est lucide à l’issue de la rencontre : « Il a vraiment très bien servi. Et, quand vous servez comme cela, vous êtes sûr de remporter 2 ou 3 points faciles à chaque jeu de service. Il devient alors très difficile de perdre. Je pense qu’il est l’un des meilleurs relanceurs au monde sur gazon. Il ramène tout, quelque la soit la force ou la manière dont vous pouvez servir. C’est très difficile de jouer contre un gars comme ça. »
Une victoire mentale
L’Espagnol a probablement lâché mentalement après la perte du premier set et les occasions manquées dans le deuxième. Comme il le dit lui‐même, « le premier set était très serré, j’étais déçu de le perdre mais comme j’ai réussi le break très rapidement dans le deuxième, j’ai essayé d’être le plus agressif possible. Et là, en 10 minutes, il a plié la manche. » Au‐delà du traumatisme à l’origine, en partie, de sa défaite, les propos de Juan Carlos Ferrero sont significatifs de ce tournoi de Wimbledon. Andy, à l’image de Roger Federer, a écoeuré son adversaire sur sa propre mise en jeu, mais surtout sur ses jeux de retour.
Pour sa première demi‐finale sur le gazon londonien, sa deuxième meilleure performance en Grand Chelem, Andy Murray retrouvera forcément un vieux briscard, un adversaire très dangereux : Lleyton Hewitt ou Andy Roddick, tous deux ex‐numéro un mondiaux, parmi les plus beaux palmarès du circuit. Un match qui promet une ambiance de feu entre anglophones de tous bords. Un match qui marquera peut‐être l’histoire du tennis britannique. Un match qui offrira, peut‐être, à Andy Murray la possibilité de renverser définitivement la hiérarchie Federer/Nadal en place depuis quatre ans.
Publié le mercredi 1 juillet 2009 à 19:25



