Andy Murray est allé chercher une victoire de haute lutte face à David Ferrer en quarts de finale de Wimbledon 6–7(5) 7–6(6) 6–4 7–6(4). L’Ecossais valide son ticket pour les demi‐finales où il affrontera Jo‐Wilfried Tsonga pour tenter de devenir le premier Britannique à disputer une finale sur le gazon londonien depuis 1938.
La Grande‐Bretagne en rêvait, Andy Murray l’a fait. Le Britannique est parvenu à se surpasser pour venir à bout de l’Espagnol David Ferrer en quatre sets très disputés marqués par trois jeux décisifs 6–7(5) 7–6(6) 6–4 7–6(4). Une victoire aux forceps qui lui ouvre les portes de la demi‐finale. Cette même demi‐finale que tout le peuple anglais attendait. Pourtant Murray a souvent semblé dépassé par son énergie, dans le tie‐break du premier set notamment, au cours duquel il gâche les 4 premiers points avant de se réveiller trop tard. Face à un adversaire très solide, le numéro 4 mondial a su se remobiliser dans les moments chauds, effaçant de nombreuses balles de break notamment. Le Britannique a surtout fait la différence grâce à son service et sa première balle derrière laquelle il a remporté 80% des points dont 18 aces, soit trois fois plus que Ferrer. Andy a également pu profiter du faible rendement de l’Espagnol sur les balles de break (17%) pendant que lui concrétisait 33% de ses opportunités.
Aujourd’hui, Andy Murray n’a pas lâché les espoirs de son public en route. Pour la quatrième année consécutive, il jouera les demi‐finales ici. Lors des rois éditons précédentes, Murray s’est à chaque fois incliné à ce stade de la compétition face à sa bête noire Rafael Nadal. Mais cette année, l’Espagnol s’est troué et lègue donc le cadeau Murray à Jo‐Wilfried Tsonga qui disputera sa deuxième demie consécutive sur l’herbe anglaise. Un adversaire que l’Ecossais a déjà rencontré 6 fois pour 5 victoires, dont les deux sur gazon en quarts ici même en 2010 et en finale du Queen’s l’année dernière. Poussé par tout le public, Murray devrait partir favori d’un match qui pourrait le voir entrer dans l’histoire puisqu’aucun Britannique n’est allé en finale de Wimbledon depuis Henry Austin en 1938… Un match aussi intense que disputé est à prévoir entre les deux joueurs. Ce soir, le peuple britannique peut jubiler : si son jeu n’est pas en acier trempé, Andy est plus que jamais prêt à aller au bout.
Publié le mercredi 4 juillet 2012 à 21:12


