Si Novak Djokovic, Roger Federer monopolisent le devant de la scène à l’approche de Wimbledon, Andy Murray pourrait en profiter. Le Britannique avance sereinement pour le rendez‐vous que tout le Royaume attend. Titré au Queen’s, l’Écossais revient avec insistance comme favori pour le titre pour de nombreux observateurs.
Un tableau qui va monter crescendo
Depuis ce vendredi, Andy Murray sait ce qui l’attend s’il veut décrocher une deuxième couronne à Wimbledon. Le chouchou du public débutera contre Mikhail Kukushkin. Un premier tour largement à sa portée, comme une première semaine qui devrait lui permettre de prendre confiance : Haase ou Falla au deuxième tour puis à priori, Andreas Seppi au troisième tour. L’Écossais va voir son tableau monter crescendo avec, on l’espère tous, un choc au parfum de Coupe Davis contre Jo‐Wilfried Tsonga en huitièmes de finale. S’il s’impose, le numéro 4 mondial pourrait retrouver Rafael Nadal en quarts de finale. Un peu à l’image de ce que l’on a connu à Roland‐Garros, Rafa n’est pas protégé par son statut de tête de série (10) et peut affronter un cador dès les quarts de finale. La suite doit le mener à Roger Federer, septuple vainqueur des lieux et qui a fait de Wimbledon son objectif prioritaire. Presque une finale…
« À l’heure actuelle, on voit le meilleur d’Andy Murray »
Si le protégé d’Amélie Mauresmo bénéficie d’un tableau intéressant pour monter en puissance, le lauréat 2013 a clairement franchi un cap ces dernières semaines. Le natif de Dunblane propose son meilleur tennis. C’est simple, de nombreux observateurs se montrent dithyrambiques, à commencer par Tim Henman. L’ancien champion anglais s’est confié à son sujet dans les colonnes de L’Équipe. « Ses coups de fond de court sont fantastiques. Ses capacités athlétiques sont parfois sous‐estimés, la manière dont il bouge, dont il lit le jeu, son anticipation. Il est aussi capable de souvent changer de rythme. Il est très à l’aise au filet. Surtout, il est capable de changer de style de jeu en fonction de la situation et c’est très rare. Quand vous n’avez qu’un seul style de jeu, c’est plus facile de travailler dessus et de continuer à vous améliorer, mais ça vous limite aussi un peu. Lui, il a différents aspects. Ça lui a pris un peu plus longtemps pour les comprendre et les utiliser, mais, à l’heure actuelle, on voit le meilleur d’Andy Murray. »
Libéré de la pression du dernier Britannique vainqueur en Grand Chelem, Andy Murray peut voir loin. Très loin. John McEnroe ne peut même pas envisager qu’il ne puisse pas regagner un nouveau titre Majeur. « Il est en pleine forme, il a une grosse confiance, tout en étant respectueux de ses adversaires directs. C’est devenu une vraie menace. Ça se voit vu la façon dont il a évolué ces dernières années. Je serai vraiment très surpris qu’il ne gagne aucun des prochains Grands Chelem qui arrivent. » D’autant plus que son association avec Amélie Mauresmo porte ses fruits comme on le voit depuis Melbourne. Andy aura à coeur de lui offrir un Grand Chelem en guise de cadeau avant sa maternité…
Publié le samedi 27 juin 2015 à 14:39



