Andy Murray se qualifie pour la finale de Wimbledon en battant Jerzy Janowicz 6–7(2) 6–4 6–4 6–3, en 2h52. Il défiera Novak Djokovic pour soulever son premier trophée à Wimbledon, devant son public.
Il y est ! Andy Murray a satisfait les espoirs d’un pays entier en se qualifiant pour la finale de Wimbledon. Promis à cet heureux sort depuis un bon moment, suite aux éliminations de Jo‐Wilfried Tsonga, Rafael Nadal et Roger Federer, l’Ecossais n’a pas flanché. Ce n’est pas faute d’avoir senti le vent d’une élimination surprise souffler sur sa nuque lors de son quarts de finale face à Fernando Verdasco, comme lors de son match du jour contre l’entreprenant Jerzy Janowicz. Mais Andy est un joueur désormais mûr, déjà vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem et médaillé d’or aux Jeux Olympiques. La pression, il connaît. L’expérience, il l’a.
C’est d’ailleurs cette expérience qui a fait la différence ce soir. Car Jerzy Janowicz n’était pas un cadeau pour Andy Murray. Certes, le Polonais est un peu frais, mais avec son service et, il faut le reconnaître, une qualité de bras et de toucher tout à fait séduisante – loin du cliché Karlovic -, il pouvait clairement faire des dégâts. La preuve dans ce premier set, où il ne concède pas une seule balle de break, tout comme son adversaire. Or, un jeu décisif face à ce grand bonhomme qui vous balance des parpaings de son étrange silhouette déguingandée est loin d’être une sinécure. Murray laisse filer, 6–7(2). Mais ne doute pas, pleinement confiant en ses qualités de contreur. Des qualités qui lui avaient permis de sortir un Verdasco en réussite et ultra‐offensif au tour précédent, sans faire grand chose d’autre que pousser la balle… et la pousser plus fort à la moindre ouverture. Plus précis que Janowicz, il le breake dans cette deuxième manche et le pousse à la faute. Son service fait le reste : en deuxième balle, notamment, Murray fait preuve d’une bien meilleure solidité que son vis‐à‐vis – 73% de réussite contre 53%. 6–4. De nouveau malmené dans la troisième manche, il concède son engagement pour la première fois de la rencontre. Mais sait faire la différence et mettre le petit coup d’accélérateur quand il le faut. C’est intelligent et, après avoir débreaké, il s’octroie un avantage décisif. Ses 17 points gagnants et deux fautes directes dans cet exercice témoignent en sa faveur… 6–4. Le toit est installé sur le Centre Court dans une atmosphère chaud‐bouillante. Mais cette interruption ne change rien à l’issue qui se dévoile… Andy a fait la différence. Impérial sur son service dans le quatrième set – 88% de points inscrits derrière -, il breake encore une fois son adversaire. Et termine mieux qu’il n’avait commencé, 6–7(2) 6–4 6–4 6–3, en 2h52. Une victoire de plus et c’est bien l’essentiel. Car, dans le jeu, Murray est loin d’être convaincant.
La surprise n’aura donc pas été jusqu’à ses toutes dernières extrémités. Et se dessine alors la finale la moins surprenante que l’on pouvait attendre, après une quinzaine qui nous a procuré des hallucinations pas toujours agréables par leurs fins régulièrement tronquées – ils sont peu, ces performeurs d’un jour, à avoir confirmé le surlendemain. Andy Murray défiera Novak Djokovic, numéro un mondial, devant un public acquis à sa cause. Pour la deuxième fois – et la deuxième fois d’affilée -, il s’offre une chance de succéder dans l’histoire du tennis britannique à l’illustre Fred Perry, dernier représentant national à avoir soulevé le trophée londonien, en 1936. L’expérience qui l’a inspiré face à des adversaires inférieurs ne suffira certainement pas contre l’ami Novak. Non. Mais cette fois‐ci, nul Roger Federer pour lui barrer la route. Cette fois‐ci, il a déjà connu un bonheur immensément intense sur ce même Centre Court lors des Jeux Olympiques. Cette fois‐ci, il ne peut plus échouer, porté par une unité nationale qui le soutient comme rarement un sportif a pu être soutenu. Alors oui, dimanche, c’est décidé : l’Union Jack flottera fièrement au‐dessus du Central. Sauf… Sauf s’il ne joue pas mieux.
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Publié le vendredi 5 juillet 2013 à 22:40



