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Nadal a de l’orgueil !

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L’orgueil du cham­pion ! Vue comme la revanche de son élimi­na­tion de 2012 au même stade de la compé­ti­tion, cette rencontre face à Lukas Rosol a fina­le­ment bien tourné en la faveur de Rafael Nadal. Le Majorquin s’im­pose sur le score de 4–6, 7–6(6), 6–4, 6–4 et rejoint par consé­quent le troi­sième tour où Mikhail Kukushkin l’at­tend. Petit bémol : Rafa a une fois de plus concédé une manche à son adversaire…

Ce n’est désor­mais plus qu’un mauvais souvenir. Remisée loin au fond du placard de ses contre‐performances, cette défaite de 2012 au deuxième tour face à Lukas Rosol ne viendra plus embêter Rafael Nadal à Wimbledon. Et comme on exor­cise le mal à sa source, c’est face à ce même Tchèque que l’Espagnol a chassé ses vieux démons. Ce qui, pour­tant, n’avait pas débuté sous les meilleurs auspices…

Le taureau de Manacor… pris par les cornes

Lukas Rosol, lui, aime bien ces cas de figure. Très sûr de sa force, le Tchèque est un joueur de coups, et Nadal en est un qu’il a aimé ajouter à son tableau de chasse il y a deux ans. Pourquoi ne pas réci­diver ? D’autant plus que dans les tribunes, le public était plutôt partagé entre ceux qui voulaient revoir le taureau imposer sa loi dans le jardin londo­nien et les autres, plus avides de voir le matador s’of­frir les oreilles et la queue de l’animal. Porté par ses parti­sans, Lukas a fait ce qu’il devait faire : ne pas laisser le temps à Nadal d’im­primer sa cadence. A base de grosses frappes bien placées (13 coups gagnants dans le premier set), le 52e joueur mondial s’est fait plaisir et a profité des lacunes toujours présentes au service de Nadal. A 6–4 dans cette rencontre – comme en 2012, tiens, tiens – c’est à un scénario de folie que s’at­ten­daient les spec­ta­teurs. Mais entre attentes et réalité, il peut parfois y avoir un gouffre.

L’animal se rebelle… et s’impose

Et Nadal l’a creusé, patiem­ment mais sûre­ment. Plus à l’aise avec son jeu de jambes et sur ses mises en jeu, le Majorquin a fini par l’im­primer cette cadence, et ainsi pousser à la faute le pauvre Rosol dont les espoirs se sont amenuisés au fur et à mesure que le deuxième set avan­çait. Certes son service tenait, mais dans le tie‐break, l’ex­pé­rience et la puis­sance du numéro 1 mondial ont fini par faire la diffé­rence pour égaliser. Moins pris à défaut, il a même par la suite chipé le service du Tchèque au début de chaque set afin de s’as­surer une course en tête tran­quille jusqu’à la victoire finale. Celle‐ci lui permettra par ailleurs de pour­suivre sa route avec peut‐être bien un troi­sième tour très tran­quille face à Mikhail Kukushkin. Ce ne serait pas du luxe après les quelques incer­ti­tudes autour de son état de forme et de ses capa­cités à être de nouveau perfor­mant sur gazon. Rendez‐vous samedi pour le savoir !

A propos de l’auteur

Simon Alves

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.